Cette semaine, on découvre les préconisations de l'agence britannique pour la protection des données des enfants en interdisant des techniques marketing, et pourquoi pas le fameux "like" de Facebook. Et en podcast de la semaine, on part à la recherche d'un mystérieux graffeur rennais à l'humour apparemment potache.

Le pouce de Facebook, bientôt interdit aux mineurs ?
Le pouce de Facebook, bientôt interdit aux mineurs ? © AFP / ROBYN BECK

Mercredi, le gouvernement britannique a annoncé qu'à partir du 15 juillet prochain le contrôle de l'âge sera renforcé pour accéder aux sites pornographiques sur Internet. Désormais, il faudra vraiment montrer patte blanche pour voir les contenus pour adultes. Et cela pourra aller jusqu'à l'envoi d'une pièce d'identité. 

Mais ce n'est pas la seule mesure en cours de mise en place au Royaume-Uni : en début de semaine, l'équivalent outre-Manche de la Cnil, l'organe de régulation de la vie privée sur Internet, a publié un code de bonne conduite pour inciter les sites web à respecter la vie privée des moins de 18 ans.

Et parmi ces règles, l'une d'elles pourrait conduire à la disparition d'un élément crucial de Facebook : le "like", le fameux petit pouce bleu ! Il s'agit de l'article 12 de ce code, repéré par la revue Usbek et Rica. Il interdit formellement ce qu'on appelle le "nudge", concept qui vient des sciences comportementales et dont le principe est de jouer sur votre perception pour vous influencer. Exemple le plus simple : un énorme bouton "OUI" vert, et à côté un tout petit "Non merci", vont plutôt vous inciter à cliquer sur "oui".

Parmi les exemples concrets on trouve aussi les "streaks" sur le réseau social Snapchat, sorte de score qui augmente si vous parlez régulièrement avec vos contacts, et qui peut donc inciter les enfants à revenir tous les jours sur l'application même s'ils n'en ont pas besoin.  Et donc il y a le fameux "like" de Facebook et Instagram, ce pouce dont plusieurs études ont prouvé qu'il procurait une forme de plaisir à celui qui le reçoit, et qui dans notre cerveau déclenche ce qu'on appelle une boucle de rétroaction. Pour faire simple, on a envie de se reconnecter pour vérifier si on a reçu de nouveaux likes... Tous ces mécanismes marketing pourraient donc être interdits chez les enfants.

L'interdiction n'est pas pour tout de suite : pour l'instant il s'agit de recommandations qui s'inscrivent dans la lignée du RGPD, le règlement européen sur la protection des données. Ce sera au Parlement britannique de décider s'il veut transcrire ces recommandations dans la loi et donc interdire le like aux mineurs sur les réseaux sociaux.

Le podcast de la semaine : "Caca sur les murs"

Ce podcast, produit par le site Slate, suit les aventures de deux journalistes partis sur les traces d'un mystérieux personnage qui sévit dans les rues de Rennes. Ils partent donc à la recherche de ce street-artiste qui dissimule son identité depuis des années parce qu'il risque gros... tout ce qu'il fait est illégal... alors vont-ils réussir à l'identifier ? Cinq épisodes à écouter pour le savoir sur Slate.fr.

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