Cette semaine, on s'est intéressé à une curieuse campagne de recrutement secrète de Facebook, et à la dénonciation des violences faites aux femmes dans un beau court-métrage primé.

Vue des locaux de Facebook à Menlo Park, en Californie
Vue des locaux de Facebook à Menlo Park, en Californie © Maxppp / Peter Dasilva

Facebook jura (mais un peu tard) qu'on ne l'y prendrait plus

Le géant des réseaux sociaux cherche actuellement du personnel un peu particulier, en tout cas selon les informations de Bloomberg : Facebook tenterait de recruter des employés ayant des accréditations secret défense ("National Security Clearances" en anglais). En gros, d'anciens employés du gouvernement ou de l'espionnage américain, qui peuvent sous certaines conditions conserver un accès à des données de sécurité nationale.

L'objectif est double : à la fois permettre à Facebook d'être plus rapidement au courant de menaces ou d'une utilisation néfaste de son système, mais surtout le faire en gardant la main sur ses propres données. En effet, sans ce type d'employés, l'autre possibilité serait que Facebook fournisse un accès à son système à des agents gouvernementaux, ce que la société veut (évidemment) éviter à tout prix. 

Pourquoi cet intérêt soudain pour le contre-espionnage chez Facebook ? Parce que l'entreprise se sent un peu coupable. Pour comprendre, il faut remonter un an en arrière, pendant la campagne présidentielle américaine de 2016. On a découvert récemment que pendant cette campagne, Facebook avait vendu pour 100.000 dollars d'espaces publicitaires à la société "Internet Research Agency", utilisés pour diffuser des messages politiques. Le souci, c'est que la "Internet Research Agency" est en fait une firme russe plus ou moins liée au Kremlin, et qui aurait tenté d'influencer le scrutin américain avec ces publicités ciblées.

Depuis ces révélations le mois dernier, Facebook réfléchit donc à de nouvelles méthodes pour éviter d'être utilisé de la sorte. Et ça passe notamment par des employés plus rapidement informés de problèmes de ce genre. Mark Zuckerberg a déjà annoncé 250 recrutements exclusivement consacrés à ces questions de sécurité.

La vidéo de la semaine : contre les violences faites aux femmes

En cette semaine où l'on parle beaucoup sur les réseaux sociaux de harcèlement, d'agression et de viol, nous avons eu un petit coup de cœur pour "Rien d'spécial", de la jeune réalisatrice Floriane Colas. Un court-métrage qui vient de remporter la deuxième édition du concours "No Gynophobie".

Elle y met en scène six situations de violence contre les femmes, de l'insulte aux coups, du viol au chantage affectif... Des scènes montrées de manière brute, via des outils typiques d'Internet : une conversation Snapchat, une webcam restée branchée, un smartphone jeté à terre. Bref, c'est glaçant et ça mérite d'être vu et entendu.

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