Cette semaine, Apple a accepté un accord à plus de 110 millions de dollars avec 34 États américains pour obtenir l'arrêt d'une enquête sur des pratiques abusives. La firme est accusée d'avoir volontairement limité les performances des téléphones dont les batteries étaient les plus anciennes.

Apple a-t-elle réduit les performances des iPhone les plus anciens ?
Apple a-t-elle réduit les performances des iPhone les plus anciens ? © AFP / Cai Yang / XINHUA

On a appris jeudi que la marque à la pomme avait accepté un accord à l'amiable avec une coalition de 34 États américains, l'Arizona en tête : Apple va payer 113 millions de dollars pour obtenir l'arrêt d'une enquête sur ses pratiques en matière d'obsolescence programmée. Selon ces Etats Apple a fait croire à leurs utilisateurs qu'ils avaient des téléphones obsolètes. 

L'affaire  remonte à plusieurs années maintenant... en 2017, Apple a été vivement accusé par plusieurs sites spécialisés de brider artificiellement les performances de ses téléphones les plus anciens. Pour faire simple : plus la batterie de votre téléphone était usée, plus le système d'exploitation de l'iPhone retient les performances du téléphone. 

A l'époque Apple avait expliqué qu'il ne s'agissait pas d'une pratique malveillante pour forcer les utilisateurs à changer de téléphone. D'après les fabricants de l'iPhone, ce bridage sert à préserver le téléphone — et d'ailleurs ce n'est pas un bridage mais un "lissage" des performances, destiné à éviter des dégâts irréversibles sur le téléphone en sur-sollicitant la batterie.

Alors ça, c'est vrai : une vieille batterie ce n'est pas qu'une batterie qui tient moins longtemps, c'est aussi une batterie qui résiste moins aux demandes de la machine. Mais était-ce que vraiment l'intention d'Apple dès le départ, ou est-ce qu'il s'agit d'une excuse bricolée après coup ? On ne le saura pas.

En tout cas la marque essaie de faire amende honorable : après cette première affaire elle avait introduit une nouvelle fonction dans le système iOS pour mieux connaître l'état de sa batterie et pour désactiver cette fonction de bridage. Mais pour les États américains qui ont porté plainte cet été, Apple doit encore rendre des comptes. 

Et ce n'est pas la seule procédure judiciaire dans cette affaire. L'histoire commence à coûter cher à Apple ce dossier : en France en février l'entreprise a été condamnée par la répression des fraudes à 25 millions d'euros d'amende... en Italie l'amende s'élève à 10 millions... mais surtout aux Etats-Unis a accepté de dédommager 25 dollars (un peu plus de 20 euros) par consommateur, soit entre 310 et 500 millions de dollars au total. Et ce n'est pas fini : en juillet dernier plusieurs associations européennes de défense des consommateurs ont mis en demeure Apple de verser 60 euros à chaque propriétaire d'iPhone lésé. Cette procédure-là est toujours en cours.

L'autre info de la semaine : Amazon se lance... dans la Pharmacie

Il y a eu les livres, les CD, les films, puis l'électroménager, les vêtements, et même les courses de tous les jours... qu'est-ce qu'il manquait à Amazon ? "Voici Amazon Pharmacie. Maintenant vos médicaments sont livrés comme tout le reste. C'est facile de comparer les prix et les prises en charge, et on travaille avec la plupart des mutuelles", annonce le spot de présentation. 

Voilà donc qu'aux États-Unis Amazon vend même des médicaments (avec un petit emballage Amazon). Des médicaments vendus sur ordonnance uniquement... mais avec des promotions. Pour l'instant le service est cantonné outre-Atlantique : en France il y a pour l'instant peu de ce chances que ce type de commerce en ligne arrive.

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