Cette semaine, on arrête de diffuser n'importe quoi sur Facebook, on essaie de ne pas sous-estimer un vrai problème de sexisme et on réconcilie pêcheurs et baleines.

Capture du court-métrage "NSFWhale"
Capture du court-métrage "NSFWhale" © YouTube

Petit rappel utile

Il concerne une tendance, une sorte de mode même, sur le réseau social... Environ une ou deux fois par an, on voit fleurir sur les murs des messages très longs, toujours un peu différents mais toujours un peu identiques, expliquant que par la grâce d'un article de loi ou un règlement européen, le fait d'avoir publié ce message sur son mur Facebook empêcherait le site d'utiliser vos données personnelles. Le plus récent ressemble à ça :

Je ne donne pas à Facebook ou toute entité associée à Facebook la permission d'utiliser mes images, informations ou publications, messages, à la fois le passé et le futur. Avec cette déclaration, j'avise Facebook qu'il est strictement interdit de divulguer, copier, distribuer, ou prendre toute autre action contre moi sur la base de ce profil et / ou de son contenu. Le contenu de ce profil est privé et ses informations confidentielles. La violation de la vie privée peut être punie par la loi (UCC 1-308-1 1 308-103 et le statut de Rome).

Sauf que même si ce genre de diffusion part (a priori) d'une bonne volonté, voici un petit rappel à retenir : ces messages ne servent absolument à rien. C'est ce qu'on appelle une chaîne, un message lancé par un ou deux petits malins, dans le simple but de le rendre viral et de voir jusqu'où il ira. Aucune loi n'empêche Facebook d'utiliser vos données, puisque vous les fournissez tout à fait volontairement à Facebook, par le simple fait d'être inscrit sur le réseau social. Ces messages sont donc inutiles mais aussi dangereux, puisqu'ils laissent à penser que vos données, vos photos, sont protégées. Or il n'y a qu'un seul moyen de les protéger : ne pas les publier sur les réseaux sociaux.

Twitter découvre le harcèlement à domicile

Tout est parti d'une histoire que vous avez peut-être vu passer si vous êtes sur Twitter. Une blogueuse a raconté son histoire : un technicien Orange est venu réaliser une installation chez elle, et a profité du fait qu'il avait récupéré son numéro pour des raisons professionnelles, pour lui envoyer un message beaucoup plus personnel. La jeune femme lui a expliqué que son comportement était totalement inapproprié, et qu'elle l'avait signalé à sa hiérarchie. Passons sur la pluie de messages sexistes, d'insultes et de menaces qui a suivi (et qui prouvent à eux seuls qu'il y a un vrai problème) pour s'intéresser à ce qui se passe après.

Une mobilisation s'est rapidement mise en place pour mieux faire comprendre en quoi ce type de comportement est inacceptable. Un hashtag #harcèlementdomicile (beaucoup détourné depuis) a été lancé pour recueillir des témoignages et expliquer pourquoi même un message que beaucoup ont considéré comme innocent, peut être terrifiant. Et les témoignages sont assez édifiants.

► ALLER PLUS LOIN | BuzzFeed France a rassemblé une partie de ces témoignages

Cela va des gentils messages successifs qui deviennent rapidement menaces et insultes, à l'homme qui parvient à entrer chez une femme en lui faisant croire qu'il travaille pour une association caritative avant d'éclater de rire et d'expliquer qu'il a raconté ça uniquement pour être invité à l'intérieur, en passant par l'ambulancier qui, après avoir pris en charge une patiente pour une fracture, lui propose à de multiples reprises de venir l'aider dans ses tâches quotidiennes, en précisant bien qu'il a de toute façon son adresse et le code d'entrée de son immeuble. Tout ça accompagné, toujours, de commentaires de gens trouvant ces comportements mignons. De quoi réfléchir...

La vidéo de la semaine : Baleines, chasseurs et Viagra

Un court-métrage sans parole qui rappelle les cartoons de notre enfance, mais en version un peu plus adulte... NSF Whale raconte l'histoire d'un équipage parti chasser la baleine, qui va rapidement faire échouer leurs plans, jusqu'à ce que les humains et le cétacé se retrouvent face à un mal bien plus ancien et bien plus effrayant. À ne pas mettre devant tous les yeux...

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