Pokémon outragés, Pokémon brisés, Pokémon martyrisés, mais Pokémon libérés ! En tout cas c'est l'objectif de la PETA, la SPA américaine, à travers sa dernière campagne web. L'association s'attaque aux animaux imaginaires les plus célèbres du jeu vidéo.

Pokémon version PETA
Pokémon version PETA © Radio France / Olivier Bénis

Ou plus précisément à leurs dresseurs. La PETA les accuse de maltraitance sur animaux (virtuels). Rangés dans des balles en plastique ("comme les éléphants enchaînés dans les cirques" ), forcés à se combattre les uns les autres, les Pokémon "souffrent aux mains de leurs cruels propriétaires" , clame l'association. "Si la PETA existait à Unova (le monde du jeu vidéo Pokémon), notre devise serait : les Pokémon ne sont pas notre propriété ! Ils ont le droit de vivre leur propre vie !"Tout ça, on le retrouve sur un site qui propose même un jeu vidéo parodiant celui de Nintendo. Le principe est simple, aider Pikachu et ses amis à échapper aux griffes de leurs méchants dresseurs. L'idée c'est évidemment de faire parler de tout ce que dénonce la PETA, en profitant allègrement de la popularité du jeu vidéo Pokémon pour faire du buzz, puisque la toute dernière version vient de sortir sur la Nintendo DS.

Sauter de la stratosphère ? Une broutille. Pour les petits plaisantins du site LeGorafi.fr, le vrai challenge, c'est la traversée de l'Île-de France en RER, et en solitaire. Un canular qui est devenu l'un des plus gros succès du site, lancé il y a quelques mois.

Environ 100.000 reprises sur Facebook, quasiment 3.000 sur Twitter... Les rédacteurs du site Le Gorafi n'en reviennent toujours pas. "Ça nous a beaucoup surpris et ça nous a fait très plaisir" , explique l'auteur, un certain Basile Sangène (oui, c'est un pseudo). Le site avait été lancé en mai 2012, sur le modèle de son grand frère américain, The Onion. Dans les deux cas le concept est le même : rédiger de faux articles sur des évènements tout aussi imaginaires... Juste "pour faire rire les gens" . Avec cet article sur Felix Baumgartner (l'homme qui a passé le mur du son en chute libre sur 39 km), Le Gorafi a fait très fort. Il imagine un défi encore plus dangereux, encore plus fou : "la traversée de l'Île-de-France en solitaire et en RER" . Le journaliste s'interroge : "La course au record va-t-elle trop loin ?" On peut aussi lire l'analyse imaginaire d'un cadre de la RATP : "On n’est pas à l’abri d’un colis suspect ou d’un incident voyageur. Ou de feuilles mortes."

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