Cette semaine, on se penche sur les petites lacunes de l'annonce par Google de sa plateforme de "cloud gaming" Stadia, de la technique au prix. Et côté podcast, on découvre une vision décalée de l'actualité incarnée par un journaliste et un humoriste.

Des bornes de présentation de Stadia lors de la conférence d'annonce de Google
Des bornes de présentation de Stadia lors de la conférence d'annonce de Google © AFP / JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

C'est l'annonce fracassante de la semaine dans le monde des nouvelles technologies, et elle est venue de Google : le géant américain du web va se lancer dans le jeu vidéo, avec une plateforme nommée Stadia. Elle proposera une offre de cloud gaming : c'est en quelque sorte au jeu vidéo ce que Spotify est à la musique ou Netflix au cinéma... autrement dit vous pouvez jouer à des jeux vidéo sans avoir ni console, ni cartouche ou CD... tout se fait en streaming. Il suffit d'un écran... d'ordinateur ou de de télé... d'une manette et d'une connexion à Internet.

Mais il y a plein de questions en suspens autour de ce dispositif. A commencer par celle de la technique : en réalité le jeu vidéo en streaming ça n'a rien de nouveau, ça existe depuis une dizaine d'années, et il y a déjà des opérateurs sur le marché, dont deux français, Shadow et Blacknut. La différence vient de la performance technique que promet Google avec ses énormes serveurs informatiques gigantesques partout dans le monde.

Seulement, pour faire fonctionner ces jeux, il faudra une connexion internet très performante. Pour que ça fonctionne sans ralentissement, il faudra une connexion fibre d'au moins 30Mo par seconde. Autant dire que pour l'instant en France, il n'y a que dans les grandes villes que ce serait viable. 

Pour l'instant, ça ne fait donc pas très peur aux concurrents : "Le service de Google va rester confidentiel pendant un certain temps. Ils tablent aussi sur l'arrivée de la 5G, donc ils s'inscrivent dans la durée, ce n'est pas quelque chose qui va révolutionner le monde du jeu vidéo pour le grand public tout de suite. C'est une annonce qui dynamise le marché : nous on amène une offre pour le grand public, pour les familles, eux visent les gamers. On est sur des créneaux très différents", estime Olivier Avaro, fondateur de Blacknut. 

La question du prix est aussi en suspens : ce sera probablement une formule par abonnement. Mais selon plusieurs observateurs, pour être viable, ce système ne pourra pas se contenter d'une formule façon Netflix à 10 euros par mois. D'autant plus que le public visé est un public de joueurs chevronnés. Dernière inconnue : la date de sortie, courant 2019. On n'en sait pas plus. 

Le podcast de la semaine : SMT!?, par David Castello-Lopes et Thomas Croisière

"SMT", ça veut dire "Sérieusement", et c'est la nouvelle formule d'un podcast sur l'actualité proposé par la plateforme Deezer. L'ancien animateur, Pablo Mira, a fait place a un tandem complètement barré, avec David Castello-Lopes (qui s'est fait connaître avec notamment la pastille vidéo "Depuis Quand") et Thomas Croisière, que les auditeurs de Par Jupiter connaissent bien. L'émission mêle débats et parodies. Le premier épisode de cette nouvelle formule était consacré à la chanteuse Aya Nakamura. 

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