Dans le cadre d'une procédure judiciaire en Irlande, où se trouve son siège social, Facebook a sous-entendu qu'il pourrait devoir fermer ses portes (et ses applis) en Europe. Des avertissements qui ont fort peu de chances de finalement entrer en application.

Facebook va-t-il être poussé hors de l'Union européenne ?
Facebook va-t-il être poussé hors de l'Union européenne ? © AFP / GERARD JULIEN

Cette semaine, Facebook a sous-entendu, dans le cadre d'une procédure judiciaire en Irlande, qu'il pourrait être obligé de quitter l'Union Européenne, et de débrancher en Europe ses deux grand réseaux sociaux, Facebook et Instagram. 

L'entreprise, dont le siège européen est à Dublin, n'est pas du tout contente d'une demande de l'Autorité irlandaise de protection des données personnelles (l'équivalent de la CNIL en France) qui a exigé que Facebook arrête purement et simplement d'envoyer des données sur ses utilisateurs européeens vers les États-Unis. "On ne voit pas comment, dans ces circonstances, Facebook pourrait continuer à fournir les services Facebook et Instagram dans l'Union européenne", a expliqué dans une déclaration sous serment la responsable de la protection des données pour Facebook Irlande, Yvonne Cunnane. 

En fait, c'est la traduction au niveau national d'une décision de justice européenne : en juillet la Cour de justice de l'Union européenne a invalidé un accord entre l'U.E. et les États-Unis, le Privacy Shield, qui régissait les transferts de données personnelles entre les deux zones depuis 2016. La raison, c'est que les dispositifs de surveillance déployés aux Etats-Unis ne sont pas compatibles avec le RGPD, le fameux règlement de protection des données.

Mais pourquoi Facebook ne veut pas se conformer à cette demande ? Eh bien selon l'entreprise, c'est parce que ce n'est tout simplement techniquement pas possible. Facebook explique que tout son service ainsi que celui d'Instagram fonctionnent sur la base de ces transferts de données qui permet de faire fonctionner les systèmes de recommandations, et évidemment, de ciblage publicitaire. Facebook proteste aussi sur des questions de forme, notamment en raison du délai de seulement trois semaines qui lui a été laissé pour répondre à cette demande – et aussi du fait que seul Facebook a été épinglé alors que c'est loin d'être la seule entreprise à procéder à ce genre de transferts de données. 

Cela signifie-t-il qu'on risque de voir disparaître Facebook et Instagram en Europe ? Clairement... non, ça n'arrivera pas. D'abord parce que Facebook a lui-même désamorcé cette petite bombe en disant qu'il n'envisageait pas de quitter l'Europe, malgré les déclarations assez claires d'une de sa responsable la justice irlandaise... officiellement ce ne sont pas des menaces mais juste une façon de souligner l'importance de ces transferts de données. Et puis surtout, le marché Européen pour Facebook c'est 446 millions d'habitants : c'est plus que les États-Unis. On voit difficilement comment le réseau social et ses filiales pourraient se passer de ce réseau !

L'autre info de la semaine : confusion dans les précommandes de la nouvelle XBox

La nouvelle venue des consoles Microsoft, la XBox Series X, sortira le 10 novembre. Les fans l'attendent avec impatience : à l'ouverture des précommandes, mardi, sur Internet, les sites comme Amazon ont été pris d'assaut, et la console est déjà en rupture de stock avant même sa sortie...

Mais il y a un hic : le nom de cette nouvelle console, la XBox Series X, ressemble beaucoup au nom de la précédente, la XBox One X. Résultat : beaucoup de joueurs et de joueuses qui voulaient la nouvelle console se sont trompés... et ont commandé la précédente version ! Tenez-vous bien : sur Amazon la XBox One X – l'ancienne donc – a progressé de 747% dans le classement des meilleures ventes. Quant à la vraie console... Microsoft a prévu d'augmenter les stocks pour qu'il y ait moins de ruptures le jour de la sortie.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.