Cette semaine, on découvre une loi britannique sur Internet qui rappelle un peu la Corée du Nord, on ajoute Mike Pence sur Twitter, et on chante la victoire de Donald Trump.

Mike Pence n'est pas Mike Pence
Mike Pence n'est pas Mike Pence © Twitter

Internet, surveillé comme jamais

La Grande Bretagne vient de valider un système de surveillance du net particulièrement intrusif, via "la loi de surveillance la plus extrême jamais votée dans une démocratie" (selon Edward Snowden). Amnesty International a également lancé une campagne et une pétition contre cette loi.

Elle précise d'abord que les fournisseurs d'accès à Internet devront récolter et archiver vos données de navigation pendant un an, mais aussi les rendre accessible à tout moment à différents services gouvernementaux et aux services de police. La loi donne également le droit à ces services de pirater les ordinateurs ou smartphones de tout citoyen britannique, à quelques exceptions près. George Orwell, il était pas britannique ?

Mike Pence est un type formidable

Et non, on ne parle pas du nouveau vice-président américain, qui accompagnera Donald Trump pendant les 4 ans de son mandat à la Maison Blanche. Ce Mike Pence-là est contre le mariage homosexuel, pas franchement pour l'avortement, climato-sceptique et il considère que les femmes ne devraient pas pouvoir entrer dans l'armée ou qu'elles devraient choisir entre travailler et être mère. Forcément, il est donc une des cibles favorites de ses opposants, notamment sur les réseaux sociaux.

Mike Pence est très actif sur Twitter... Mais ce n'est pas le même. Sur son compte @MikePence, il publie régulièrement des messages où il explique que Donald Trump est un fasciste, utilise le hashtag "Not My President", lance des appels aux dons pour le planning familial, et s'indigne du soutien du Ku Klux Klan au nouveau président...

Vous l'aurez compris, le Mike Pence de Twitter n'est pas le VRAI Mike Pence. Enfin si, c'est le vrai Mike Pence, mais un autre Mike Pence, un homonyme. Qui, du coup, reçoit tous les messages, notamment les insultes, destinées au vice-président. Sauf que Mike Pence, celui de Twitter, a beaucoup d'humour : il a depuis modifié son profil pour ajouter "Je ne suis pas un politicien christiano-fachiste" et s'amuse beaucoup de la confusion.

Il est même presque devenu un star sur le réseau social et reçoit désormais de nombreux messages de soutien pour les quatre années difficiles qui l'attendent.

La vidéo de la semaine : "la Trumpitude, c'est quand t'as presque envie d'aimer François Hollande..."

On la doit à l'humoriste Laura Laune, qui a écrit une petite chanson pour raconter son désarroi après l'élection de Donald Trump, en reprenant l'air de "La Tristitude", du chanteur Oldelaf. La vidéo fait un carton sur Facebook depuis quelques jours.

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