Cette semaine dans Net Plus Ultra, on revient sur les mesures qui vont être mis en place par l'Etat pour lutter contre la "cyber-haine" sur Internet. Et en podcast de la semaine, on découvre les coulisses des métiers de l'ombre dans le monde de la culture.

Facebook va collaborer avec le gouvernement pour identifier les auteurs de messages haineux
Facebook va collaborer avec le gouvernement pour identifier les auteurs de messages haineux © AFP / Fabian Sommer / DPA / dpa Picture-Alliance

Les pouvoirs publics se mettent en ordre de marche pour lutter contre les messages haineux : c'est tout l’objet d’une proposition de loi qui va être débattue à partir de mercredi prochain à l’Assemblée nationale. Un texte qui prévoit la création d’un bouton que les réseaux sociaux mais aussi les moteurs de recherche seront tenus d'installer sur leurs plateformes, un bouton unique qui vous permettra de signaler des contenus à caractère haineux. 

Après signalement, ces plateformes auront 24h, pas plus, pour retirer le contenu concerné, sous peine de sanctions. C’est le Conseil supérieur de l’Audiovisuel, le CSA, qui sera chargé de surveiller la bonne application de cette mesure. Le texte prévoit aussi la création d’un parquet dédié à la lutte contre la cyber-haine.  Autre mesure, annoncée par le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O, cette semaine : un accord signé avec Facebook. 

Le réseau social américain s’est engagé auprès du gouvernement à transmettre les adresses IP associées à la publication de messages d’incitation à la haine pour retrouver facilement leurs auteurs. Techniquement, ce n'est pas une nouveauté : c’est en réalité assez facile, puisque l’anonymat sur Internet est tout relatif… chaque appareil qui se connecte à Internet est identifié par une adresse IP, et quand vous publiez quelque chose sur une plateforme votre adresse IP y est associée de toute façon et permet de connaître le propriétaire de la connexion internet.

La nouveauté est donc surtout sur le fond : Facebook livrait déjà les adresses IP dans le cadre d’affaires de terrorisme et de pédopornographie ; là, c’est la première fois dans le monde que la plateforme accepte une telle coopération sur les contenus haineux.

Mais ces mesures ne représentent-elles pas un risque pour la liberté d'expression ? C'est ce que craignait notamment le Conseil national du numérique qui avait demandé, en mars dernier, des précisions sur l’appréciation de ce qui est un contenu injuriant ou haineux, surtout quand on n’a que 24h pour le supprimer ou pas. La députée rapporteure de la proposition de loi, Laetitia Avia, s’est donc appuyée sur le Conseil d’Etat qui a recommandé de faire coller la définition à celles des " atteintes à la dignité humaine " dans la loi, ce qui laisse donc les opinions en dehors de ce texte.

Le podcast de la semaine : "Backstage le podcast"

L’idée de cette émission, c’est de vous faire découvrir des métiers de l’ombre, comme scénariste, monteur, traductrice ou dénicheur de talent. L'occasion de découvrir des parcours professionnels hors du commun de personnalités qui se cachent derrière les fillms, les spectacles ou les livres que vous aimez. 

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