Cette semaine, on découvre le Wikipedia de l'info, on déforme son visage non sans polémiquer et on montre (presque) des tétons pour la bonne cause.

La campagne de prévention contre le cancer du sein contourne les interdictions de Facebook et Instagram.
La campagne de prévention contre le cancer du sein contourne les interdictions de Facebook et Instagram. © Capture d'écran YouTube / Macma

Wikipedia va lancer son propre site d'info

Après Facebook et Google, c'est au tour de la fondation Wikimedia, l'association à but non lucratif qui gère notamment Wikipedia, de lutter contre la diffusion de fausses informations. Le fondateur de Wikipedia, Jimmy Wales, l'a annoncé dans une vidéo, avec un constat : l'information est malade de la profusion de contenus que l'on trouve partout, sans vérification, au détriment de la qualité.

Pour faire face à ce mouvement, les créateurs de Wikipedia lancent WikiTribune, l'équivalent de l'encyclopédie en ligne mais pour l'actualité. Un site d'info alimenté comme Wikipedia par la communauté des utilisateurs. Mais - et c'est là qu'il y a une différence - ce sera encadré par des journalistes professionnels qui s'occuperont de vérifier toutes les informations soumises au site avant de les publier.

Le site ouvrira dans un mois et aura d'ici là recruté dix journalistes : un lancement un douceur pour un site ambitieux qui veut à lui seul soigner l'actualité.

FaceApp, l'appli aussi polémique que populaire

Vous avez sûrement vu des images issues de cette application tourner sur les réseaux sociaux, ces derniers jours : FaceApp repose (comme souvent avec les applis à succès) sur un principe très simple. On résume : vous vous prenez en photo, et votre smartphone peut vous représenter instantanément, plus jeune, plus vieux, en homme ou en femme. Ça marche bien, c'est très amusant à tester, parfois inquiétant... mais il y a un bémol (et de taille) : l'application est taxée de raciste. Plusieurs témoignages ont fait un constat plutôt vexant : si vous n'êtes pas blanc, le filtre censé vous rendre beau blanchira votre peau.

So this app is apparently racist as hell. But at least I'm sassy. #faceapp

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L'explication à ce dysfonctionnement a été donnée par le créateur de l'appli, Yaroslav Goncharov... Le procédé est en fait basé sur l'intelligence artificielle et ce qu'on appelle le "deep learning", c'est à dire que le logiciel analyse des milliers de visage au préalable pour s'entraîner à calculer tous les cas de figure. Selon le développeur, dans ce cas là l'applicaton a été mal entraînée : si on lit entre les lignes ça veut dire que pour préparer le filtre enjolivant le logiciel n'a analyse que des photos de personnes blanches.

Ca devrait être corrigé dans les prochains jours, mais en attendant le filtre a juste changé de nom. il s'appelle désormais "Spark" (étincelle).

La vidéo de la semaine : donner une voix à la lutte contre le cancer du sein

Ce spot de prévention n'est diffusé que sur Internet, car son propos est justement de lutter contre la censure des tétons sur les réseaux sociaux : Facebook et Instagram suppriment toute photo de téton même quand il s'agit de lutter contre le cancer. L'astuce trouvée par une agence de communication qui a travaillé pour une association argentine de sensibilisation, c'est de montrer des seins, mais pas de tétons.

Dans le spot qui suit, les tétons sont remplacés par... des bouches. Et comme on le sait, une pub efficace c'est une pub avec une chanson. Eh bien ces "bouches mammaires" poussent la chansonnette sur un air digne de Broadway qui affirme que "Tout le monde aime les seins"... sauf le cancer.

Le rendu visuel est surprenant, mais l'association Macma n'en est pas à son coup d'essai dans ce domaine. L'an dernier elle avait réalisé une vidéo montrant comment se palper les seins pour dépister un cancer... en remplaçant le modèle par un homme. Car les tétons masculins, eux, ne sont pas censurés.

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