Cette semaine pour la rentrée de Net Plus Ultra, on revient sur une bataille judiciaire outre-Atlantique entre Audible, la filiale d'Amazon consacrée aux livres audio, qui lance des sous-titres, et les éditeurs américains. Et en vidéo de la semaine, on met des paillettes dans nos vies avec un sketch d'Ines Reg.

Le marché des livres audio est en pleine expansion
Le marché des livres audio est en pleine expansion © Getty / Westend61

Aux États-Unis, c'est la guerre entre Amazon et les maisons d'édition : au cœur de ce bras de fer, une filiale du géant du e-commerce nommée Audible et spécialisée dans les livres audio, un domaine en plein essor (en 2019, 16% des Français ont déjà écouté un livre audio contre 7% il y a deux ans). 

Audible, qui est l'un des leaders du marché vient de lancer, aux États-Unis, une fonctionnalité qui propose de retranscrire un livre audio sous la forme de texte. Audible Captions est un système qui ajoute des sous-titres générés automatiquement à partir du son

Le problème c'est que ça commence à sérieusement ressembler à un concept qui existe déjà et qui s'appelle... le livre. Pour les éditeurs américains c'est une violation du droit d'auteur puisque cela permet à la personne qui achète un livre audio d'en récupérer le texte. Sept maisons d'édition ont donc attaqué Audible en justice.   

En réponse, l'entreprise apporte deux arguments, qui ont été développés dans un communiqué : le premier est d'ordre légal, Audible rappelant que l'utilisateur qui achète un livre audio ne télécharge qu'un fichier sonore ; et sa technologie de sous-titres retranscrit le livre en temps réel grâce à une technologie de reconnaissance vocale, ce qui signifie qu'à aucun moment le lecteur n'a le texte réellement en sa possession.  

L'autre excuse de la filiale, c'est que cette fonctionnalité est destinée à aider les parents et les enseignants à favoriser la lecture chez les enfants... l'initiative aurait donc une visée pédagogique avant tout. Est-ce que ça suffira à convaincre les éditeurs d'abandonner leurs poursuites ? Vu les enjeux économiques, pas sûr.

La vidéo de la semaine : Ines Reg veut des paillettes dans sa vie

C'est le phénomène de cette fin d'été : une petite séquence postée par l'humoriste Ines Reg sur son compte Instagram le 21 août dernier. Un million cinq cent mille visionnages plus tard, la vidéo est devenue culte, et l'expression est même rentrée dans le langage du web. 

Ainsi, on ne compte plus les entreprises, d'Interflora à Carrefour, qui veulent "mettre des paillettes dans votre vie" (et parfois même des moulures au plafond). Ines Reg, elle, bénéficie d'un bon coup de promo : son spectacle, qui se joue à la rentrée à Paris, affiche complet tous les week-ends. 

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