Gao Nord Mali.

Aujourd'hui à Gao il n'y a plus de loi malienne. Il y a la Charia. C'est pour cela que Mudibo Tandina a fui.

Depuis 7 mois, Gao est aux mains de gangsters qui au nom de l'islam, torturent, lapident, violent et amputent. Ces islamo-gangsters sont organisés en bandes armées, ils sont riches et puissants, ils vivent de trafic de drogue, de contrebande, de proxénétisme et des rançons des enlèvements. C'est du grand antidotisme mâtiné d'islam.

Depuis 7 mois Gao est aux mains de barbares. Plus de télé, plus de radio, plus de musique, plus d'alcool, plus de femmes au marché, plus de femmes non voilées, sinon elles sont fouettées.

A Gao, c'est la loi du MUJAO, une branche dissidente d'Al-Qaïda au Maghreb. Mudibo Tandina n'a pas supporté cette tyrannie. Il s'est enfui.

Mudibo Tandina est un homme élégant, un homme d'esprit, cultivé, toujours une cigarette à la main, il a marqué des générations d'élèves, c'était un instructeur fascinant, libre penseur, c'était aussi le directeur du journal « Le témoin du Nord » aujourd'hui Mudibo Tandina survit grâce à des petits boulots à Bamako, comme des centaines de milliers de déplacés du Nord Mali.

C'est un reportage de Boubakar Alkouraichi.

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