Maoflag
Maoflag © Radio France / The Shining Path

Pékin le matin . Au lever du jour le deuxième périphérique n'est pas encore saturé de voitures et le ciel n'est pas encore tout à fait plombé par la pollution. Pékin se réveille. Il est 6h00 du matin et dans le parc Ditan, le parc du temple de la terre, les retraités font leur gymnastique. Image touristique et pittoresque de Pékin et de ses jardins et pourtant...

Ce matin là, Pékin bruissait de rumeurs. C'était quelques semaines après l'éviction de Bo Xilai, figure montante de la politique chinoise, les luttes d'influence au sein du Parti communiste chinois sortaient au grand jour. Une compétition féroce entre deux factions rivales fait rage. L'enjeu: le 18 éme congrès duParti Communiste Chinois qui devrait avoir lieu cet automne et qui désignera les futurs dirigeants de la deuxième puissance économique mondiale pour les 10 ans à venir.

Derrière une apparente tranquillité, dans le parc Ditan, on entendait aussi tout cela.

Derrière les discours de nostalgie des vieux maoïstes, c'est la dictature du parti unique que l'on entend, derrière leur attachement à l'histoire de la Chine populaire , ce sont ces mêmes querelles de clans qui se disent mais à demi mot. L'affrontement entre deux visions de la Chine de demain. Conservateur contre réformateur, égalitarisme maoïste contre réduction du rôle du parti.

Alors ce matin là, à qui sait tendre l’oreille, le parc Ditan ne ressemblait plus du tout au havre de paix décrit dans les guides touristiques de Pékin.

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