Pékin
Pékin © Radio France

C'est une des premières rencontres que j'ai faites en arrivant à Pékin. J'étais encore abasourdie par le décalage horaire, collée à Xiaoxing mon guide interprète, éblouie et inquiète par le spectacle de la ville, gratte ciels à perte de vue, champs de buildings, sept périphériques, une ville en pleine expansion. Pékin c'est le grand show. Boutiques de luxe, berlines. Ici l'argent coule à flot et tout le monde espère avoir sa part du gâteau.Tsing-Tsing, elle, vient du Sud de la Chine, elle a quitté son village à 17 ans, elle est comme ces millions de jeunes Chinois qui viennent tenter leur chance à Pékin, attirés par les lumières de la ville, par quelques centaines ou milliers de yuans de plus par mois. On les voit dans les restaurants, ils sont serveurs, serveuses, on les voit dans les rues haranguer les passants pour leur vendre des appartements, jeunes, heureux d'être enfin dans le grand bain, espérant secrètement tirer un jour leur épingle du jeu, voire même peut-être mieux, se rêvant au volant d'une Audi, symbole de la vraie réussite, comme celles, si belles qui passent sous leurs yeux.

Tsing- Tsing, elle, a baroudé avant d'arriver à Pékin, elle a travaillé en usine, elle voulait vivre sa vie, c'est une aventurière, c'est comme ça qu'elle se définit, aujourd'hui elle a 22 ans et elle est vendeuse de thé à Pékin. C'est grâce à une connaissance de son village qu'elle a trouvé ce travail. Dans cette maison de thé les serveuses viennent toutes du même village. La patronne aussi. Tsing-Tsing ne gagne pas grand chose, 1800 yuans par mois, c'est à peu près l'équivalent de 180 euros, mais elle est nourrie, blanchie et logée. Elle habite avec les autres vendeuses de la maison de thé dans un appartement au dessus du magasin. Une cuisine, une chambre avec des lits superposés. Tsing-tsing est plutôt bien lotie par rapport à d'autres. Exploitée mais protégée.

La maison de thé se trouve dans une impasse, à côté d'un grand centre commercial de luxe et d'un hôtel de standing, KUNLUN le premier hôtel à l’occidental construit dans les années 80. C'est une petite maison traditionnelle, une des dernières du quartier, autour, il n'y a que des grattes ciels.

Un grand merci à Xiaoxing Cheng pour ses traductions.

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TIAN ZHEN

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