Sidi El houari- Oran
Sidi El houari- Oran © radio-france / Z-ladore

Sidi El Houari, c'est le coeur d'Oran, le vieil Oran. La casbah.

Sidi el Houari c'est un quartier adossé à la montagne entre le fort de Santa Cruz et la mer. C'est Magnifique. La méditerranée à l'horizon, la lumière d'un jour de printemps ensoleillé et la surprise devant tant de beauté au coin d'une rue défoncée, jonchée d'ordures.

C'est une beauté triste et nostalgique. Sidi El Houari c'est la mémoire d'Oran, de son passé turc, ottomans, espagnols et français. Ici les murs portent les empreintes de l'histoire. Mais Sidi el Houari a perdu de sa splendeur, aujourd'hui le quartier tombe en ruine, les maisons sont éventrées, les murs effondrés et les habitants du quartier oubliés ou délogés dans la grande banlieue d'Oran. Aujourd'hui Sidi El Houari n’est plus ce qu’il était, drogue, délinquance, pauvreté mais c'est pourtant là que Bouba, Sofiane et Mustapha ont voulu m'emmener.

Bouba, Sofiane et Mustapha étaient mes élèves à Oran, ils ont suivi mes cours de radio au centre culturel français et quand je leur ai demandé de choisir un quartier à me faire découvrir, ils n'ont pas hésité. Ils ont tout de suite dit : Sidi El Houari. Parce que derrière ses murs en ruine et sa mauvaise réputation, il y a là, quelque chose qui persiste, à Sidi El Houari on sent encore l'âme d'Oran. Des trois c’est Bouba qui connait le mieux le quartier. Il connait tout le monde ici, les jeunes qui font le mur, ceux qui ont tenté leur chance de l'autre côté de la méditerranée, les femmes qui vont prier au mausolée du Saint Sidi El Houari et ceux qui se battent pour que ce quartier et ses habitants ne disparaissent pas face aux convoitises des promoteurs immobiliers.

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