Zhang Zhiquiang est un Ming-gong , il fait partie de ces millions de paysans chinois qui ont quitté les campagnes pour venir travailler dans les usines des villes , main- d'oeuvre corvéable à merci, véritable carburant du miracle économique chinois.

hang Zhiquiang est un Ming Gong de la première génération, parti dans les années 80, juste après le discours d'ouverture de Deng Xiaoping, sous-prolétariat exploité, Zhang Zhiquiang a cru à certains moments de sa vie qu'il n'était plus un homme, mais une machine. Il a courbé l'échine jusqu'au jour où l'on a refusé de lui payer plusieurs années de salaires, là il s'est révolté, a décidé de faire respecter ses droits. C'est à partir de ce moment là que sa vie a changé. Il s'est mis a étudié le droit en autodidacte, le soir, après le travail. Son procès a duré un an et demi mais il a fini par obtenir gain de cause, les quatre années de salaires impayés lui ont été versés. C'est comme ça que Zhang Zhiquiang est devenu avocat.

Aujourd'hui il défend les Ming Gong, privés des droits les plus élémentaires, au sein d'une minuscule ONG à Pékin. Son association est une des rares à défendre les Ming Mong, c'est pour cela qu'elle est menacée par le pouvoir qui redoute de voir les Ming Gong représentés sur la place publique pas une organisation qu'il ne contrôlerait pas. Les autorités chinoises ont peur d'une révolte de cette caste des bas-fonds et Zhang Zhiquiang est devenu leur bête noire. Tracasseries administratives, fermeture de locaux, écoutes téléphoniques, convocations pour le mettre en garde et lui rappeler qu'il a intérêt à se tenir tranquille, Zhang Zhiquiang s'en amuse, toutes ces intimidations ne l'empêchent pas de dire ce qu'il pense et de continuer son combat.

Les liens

La servitude du prolétariat dans Libération du 23 mars 2010

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