Antoine Meyssonnier
Antoine Meyssonnier © Radio France / Antoine Meyssonnier

Sur le fil, funambule.

Une vie rétrécie, une vie tendue. Compter. Compter et recompter.

L' avenir incertain, précaire, il suffirait d'un rien pour basculer de l'autre côté.

La peur. La peur de déchoir.

Trois femmes, trois histoires qui se ressemblent. Des histoires de classe moyenne, enjeu essentiel nous dit-on de l élection présidentielle.

Marie-France, Dyana et Claire se définissent toutes les trois comme faisant partie de la classe moyenne. Classe moyenne inférieure, classe populaire, il n'y a qu'un pas, la définition est floue. Peu importe la classification, Marie-france, Dyana et Claire décrivent leur sentiment de paupérisation, de déclassement, elles disent les bricolages, les arrangements, les stratégies pour que leur vie ne deviennent pas que du repli.

Trois femmes, trois voix qui se taisent d'ordinaire, colère sourde, résignation rageuse, on ne les entend pas, on ne les voit pas, Marie-France, Dyana et Claire sont invisibles, elles travaillent, elles sont au dessus des minimas sociaux, trop riches pour recevoir des aides, et d'ailleurs elles n'en voudraient pas, elles ne se sentent pas à plaindre, il y a bien plus malheureux qu'elles.

Marie-France, Dyana et Claire voteront aux élections présidentielles, elles voteront sans y croire, sans attendre le grand soir, mais elles le feront encore une fois.

C'est un reportage de Martine Abat.

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