Jardin
Jardin © Gachepi / Gachepi

Le jardin c'est un enclos qui protège le meilleur. Quel est notre meilleur aujourd'hui ? Que voulons-nous protéger ? Que devons-nous protéger à tout prix dans le jardin des hommes, le jardin planétaire ? Etre jardinier c'est être garant de la vie. Et si c'était justement cela qu'il fallait protéger aujourd'hui ? La vie. Préserver la vie, c'est ce que fait Gilles Clément dans son jardin de la vallée des papillons dans la Creuse, et c'est aussi ce qu'il fait dans le monde entieren créant des parcs, des jardins, des potagers. A Sarajevo, en Russie, au Costa Rica, Gilles Clément essaie de se faire entendre et son discours est politique. Parce que pour Gilles Clément jardiner c'est résister. Sa conception du jardin au mouvement, ne pas mettre la nature au pas, ne pas l'assujettir, intervenir le moins possible mais au bon moment, sans pesticide, sans poison, tout ça c'est politique. Parce qu'il y a urgence, urgence à préserver la nature et son mouvement propre, parce qu'on ne peut pas traiter les plantes et les herbes commele reste de la société, parce que la nature n'est pas vouée à devenir une réserve, une sorte de territoire idéal, fermé, que seuls les touristes pourraient visiter moyennant un droit d'entrée, parce que la paysage n'est pas un objet et la nature n'a pas vocation à être muséifiée.Aujourd'hui il y a urgence à préserver le vivant, la diversité dans toute safragilité.

Jusqu'à 21H, une heure dans la Creuse, au fond de la vallée des papillons,dans le jardin de Gilles Clément, un jardin où l'on voit les échanges, les relations entre les êtres vivants, un jardin qui exulte, qui exagère, un jardin où l'on voit la vie !

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