la mobilisation se poursuit place tahrir en égypte
la mobilisation se poursuit place tahrir en égypte © reuters

Shahinaz est une jeune femme hors du commun. Insoumise, rebelle. Depuis qu'elle est enfant, Shahinaz conteste l'autorité, contredit les imams. Depuis qu'elle est enfant, Shahinaz fait ce qui ne se fait pas. Depuis qu'elle est enfant, on lui promet l'enfer. Mais Shahinaz n'a jamais cru que parce qu'elle était une femme elle était vouée à l'enfer si elle désobéissait.

La vie de Shahinaz a été un long combat, un long combat contre son éducation, contre les injonctions de la société égyptienne, contre la place que l'on assigne aux femmes et contre sa famille issue de la bourgeoisie d'Alexandrie, où l'on vivait dans la tradition et la vénération de Moubarak.

Dés 2005, dans son blog, Shahinaz dénonçait la dictature, la torture, quand toute l'Egypte se taisait encore. Elle a été de tous les combats. A l'avant garde. Sahinaz a été une des pionnières de la révolution. Elle a pris tous les risques. Activiste, cyber- dissidente, Shahinaz signait chacun de ces posts par « A BAS MOUBARAK », aujourd'hui elle signe « la révolution continue ».

La chute de Moubarak n'a pas apaisé la colère. Pain, dignité, justice sociale restent d'actualité. La révolution égyptienne n'a pas mis fin à l'ancien régime. Le système est resté le même. La violence politique et la violence sociale perdurent. Morsi ça suffit. Kefaya Morsi. La révolution continue dit Shahinaz, et ce n'est pas maintenant qu'elle va abandonner le combat alors qu'elle était l'une des premières en 2005 à manifester sur la place Tahrir pour demander le départ de Moubarak.

Les liens

Le Twitter de Shahinaz Abdel Salam

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