[scald=39985:sdl_editor_representation]C'était le 11 décembre dernier. Plusieurs milliers de supporters de foot et de militants d’extrême droite vociférant des slogans racistes et xénophobes sur la Place du Manège aux portes du Kremlin. Ce jour là, pendant des heures, les jeunes ultras-nationalistes ont scandé « La Russie aux russes », ils ont appelé à niker le Caucase, à casser du juif et à lyncher les faciès non-slaves, certains ont même fait le salut nazi. Ils venaient demander justice pour l'un des leurs tués par un caucasien au cours d'une bagarre. Comment un tel rassemblement a-t-il pu avoir lieu aux portes du Kremlin? Comment se fait-il que la police anti-émeute ait mis tant de temps à intervenir? Après la manifestation, des pogroms ont eu lieu dans le métro, des personnes à l'apparence non-slave se sont fait tabassées, sans que la police n'intervienne. Comment l'expliquer? De nombreux analystes y ont vu une forme de collusion entre la police et les manifestants. Depuis la chute de l’Union Soviétique, le nombre de crimes à caractère raciste a considérablement augmenté, et les premières victimes de ces violences sont justement les ressortissants des anciennes républiques soviétiques. Selon le centre d'études "SOVA", spécialisé dans l'étude du nationalisme et la xénophobie, il y a eu en 2010 37 assassinats à caractère raciste et 368 blessés. Les violences contre les personnes à l'apparence « non-slave » sont devenues une banalité en Russie, mais depuis le 11 décembre, quelque chose a changé, une digue a sauté. La haine de l’autre s’exprime sans tabou. Depuis le 11 décembre le climat est devenu délétère pour les 400 000 étrangers qui vivent à Moscou. Etranger ou pas d'ailleurs. Abdulla et Israpil sont caucasiens, ils sont tchétchènes, donc citoyens russes, et pourtant ils sont eux aussi l’objet de cette violence et de cette haine raciste. "Culs noirs", "terroristes", ils subissent au quotidien les insultes, les menaces et depuis le 11 décembre, leur vie s'est encore un peu plus rétrécie, ils sortent le moins possible, ils évitent de prendre le métro, ils vivent dans l'angoisse. Jusqu'à 21h, un reportage sur la montée de la xénophobie en Russie, avec Aude Merlin spécialiste de la Russie et du Caucase.Le Caucase est une région s'étendant sur 1200 km, de la mer Noire à la mer Caspienne. Le Caucase est partagé entre le Caucase du Sud, qui englobe la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaidjan et le Caucase du Nord, en Russie, incluant diverses républiques comme l'Ossétie du Nord, la Tchétchenie, l'Ingouchie, ou encore le Daguestan. Un CAUCASIEN est donc une personne originaire de cette région. Un Caucasien originaire du Caucase du Nord est donc de nationalité Russe. Ne pas confondre avec le terme "Caucasien" utilisé par certains pays pour désigner le type europoïde, ou l'homme "blanc". Les américians parlent ainsi de "race caucasienne". C'est aussi le qualificatidf employé dans les fichiers de suspects de la police française.

programmation musicale

MATMOS

Cloth mother / Wire mother (instrus) album: Quasi Objectslabel: Matador### ARVO PART

Fur Alina (instrus) album: Alinalabel: ECM### SIXTY NINE

V Belom Getto/In da White Ghetto label: WILDCATS, UPC: 2090503329102### Les Tambours du Bronx

Metropolis (instrus) album: Monostress 2251label: Fnac Alpha### MATMOS

Pelt and Holler (instrus) album: The Civil Warlabel: Matador### MATMOS

The struggle against unreality begins (instrus) album: Tha civil Warlabel: Matador### TELEVIZOR

Gazprombaiter album: Дежавюlabel: Déjà Vuparution: 2009### liens

DOSH, premier magazine indépendant du Caucase

Le magazine d'Abdulla et Istrapil

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