[scald=39753:sdl_editor_representation]Zoé Varier étant absente pour raisons de santé, nous ne sommes pas en mesure de diffuser ce soir l'émission consacrée à Jeanne, grand-mère haïtienne. Nous vous proposons donc le premier volet d’une série de deux émissions consacrées à Eisenhüttensadt, ville fantôme de l’ex-Allemagne de l’Est. Ce programme a été diffusé pour la première fois le 30 octobre 2009. 20 ans après la chute du mur, j'ai décidé d'aller voir ce qu'était devenue l'ex-Allemagne de l'Est. Je suis allée dans une ville particulière, Eisenhüttenstadt, particulière parce qu'elle a été la ville modèle de la RDA. Eisenhüttenstadt, on l'appelait aussi « la ville idéale ». Elle a été construite au début des années 50, à la frontière polonaise, au milieu de rien, en rase campagne. Au départ la ville s'est appelée Stalinstadt, et en 1961, après la déstalinisation on l'a nommée Eisenhüttenstadt, littéralement « la ville des hauts fourneaux ». Eisenhüttenstadt a été conçue comme une cité ouvrière socialiste modèle. Elle devait attirer de la main d'oeuvre pour travailler dans la nouvelle aciérie EKO Stahl, fleuron de la sidérurgie est-allemande. Des jeunes sont venus de toute la RDA pour vivre dans cette ville idéale, ils espéraient construire un monde nouveau, une société meilleure. Que reste-t-il de ce rêve, 20 ans après la chute du mur? Eisenhüttenstadt n'a plus rien d'une ville idéale, c'est une ville en déclin. Une ville de retraités et de chômeurs. Depuis la chute du mur, 40% de la population est partie à l'Ouest, des rues entières sont devenues fantômes, les immeubles construits pour les ouvriers de l'aciérie sont déserts.Eisenhüttenstadt s'est vidée. Après la réunification, la ville a été saignée. Privatisation de l'aciérie, plans sociaux sur plans sociaux, des 12 000 ouvriers qui travaillaient encore à Eko Stahl en 1989, il n'en reste plus que 2700. A Eisenhüttenstadt 12% de la population est au chômage. 20 ans après la chute du mur, Eisenhüttenstadt est devenue une ville presque silencieuse, où les drapeaux rouges ont été remplacés par ceux d'Arcelor-Mittal dernier repreneur en dâte d' EKO stahl, où par ceux des magasins discounter qui fleurissent un peu partout en ville. 20 ans après la chute du mur, les derniers lieux d'animations dans la ville, c'est Burger King et Mac Donald sur la Karl Marx Allée. Ironie de l'histoire. On n'aurait pas osé l'inventer. Pour beaucoup ici la RDA a disparu avant d'avoir eu le temps d'en faire le deuil, et l'ostalgie en tient lieu à retardement.### programmation musicale

Pionierchor Des Zentralhauses Der Jungen Pioniere "German Titow"

Lied Vom Kleinen Trompeter (Von All Unseren Kameraden) album: Fröhlich Sein Und Singen (Die Schönsten Pionierlieder)label: Amiga### Rundfunk-Vorschulchor Leipzig

Wenn Mutti Früh Zur Arbeit Geht album: Fröhlich Sein Und Singen (Die Schönsten Pionierlieder)label: Amiga### City

Am Fenster label: Amigaparution: 1977### Die Firma

Kinder der Maschinenrepublik album: Kinder der Maschinenrepubliklabel: Buschfunkparution: 1993### Susi Schuster

Jodel twist album: Twist In Der DDRlabel: Bear Family Records### BlutgruppenRecords

Zerstörung parution: 2007### Die Mariachis

Eisenhüttenstadt label: DA Musicparution: 2004### Murcof

(instrus) album: Utopialabel: The leaf label### liens

Eisenhüttenstadt sur Wikipedia

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