Comment acheter de façon responsable ? Lancée fin 2016, la marque C'est qui le patron ?! a pour ambition de réconcilier producteurs et consommateurs, les seconds s'assurant que le prix qu'ils paient permettent aux premiers de vivre de leur métier. Son fondateur, Nicolas Chabanne, est ce samedi l'invité d'Yves Decaens.

Nicolas Chabanne, co-fondateur de la marque C'est qui le patron ?!
Nicolas Chabanne, co-fondateur de la marque C'est qui le patron ?! © C'est qui le patron

Depuis son lancement fin 2016, la marque C'est qui le patron ?!, imaginée par des consommateurs, a séduit quelque 11 millions de clients avec une vingtaine d'articles en vente : du lait, du beurre, de la farine, de la compote, du chocolat, du jus de pommes... Un succès fulgurant qui s'explique par son principe éthique : un prix décidé par le consommateur qui puisse, en bout de chaîne, assurer au producteur un revenu suffisant et décent pour vivre.

La saga de cette coopérative se raconte dans un livre, paru en mai, aux éditions Marabout : C'est qui le patron ?! Une histoire qui pourraient révolutionner notre façon de consommer, écrit avec la collaboration de Françoise-Marie Santucci.

Le fondateur de C'est qui le patron ?!, Nicolas Chabanne, répond aux questions d'Yves Decaens.

Le débat

2 min

Renault-Fiat : à qui profite la fusion ?

Par Khoi Nguyen & Valentin Pérez

Le 27 mai, le constructeur automobile Fiat-Chrysler a officiellement proposé une alliance au groupe français Renault, déjà associé de son côté aux Japonais Nissan et Mistubishi. A elles deux, les entités réunies pourraient devenir le troisième constructeur mondial (voire le premier si Nissan et Mistubishi acceptent de participer à une telle alliance). La fusion donnerait lieu à un chiffre d'affaires de quelque 170 milliards d'euros, pour des ventes annuelles estimées à 8,7 millions de véhicules.

Le gouvernement français (actuellement actionnaire de Renault à hauteur de 15%) a accueilli favorablement cette proposition et encouragé les discussions qui sont en cours.

Mais qui a intérêt à un tel pacte ? Et l'avenir de l'industrie européenne doit-elle forcément passer par l'établissement de champions transnationaux de ce type ? Emmanuel Lechypre de BFM-Business et Christian Chavagneux du magazine Alternatives Economiques ouvrent le débat.

Le reportage

L'AOP "camembert de Normandie" fait l'objet depuis quelques mois d'une bataille : elle pourrait s'appliquer aux fromages à base de lait pasteurisé à partir de 2021, ce qui déplaît à certains qui souhaitent que l'appellation soit limitée à la recette originale locale afin d'en protéger le patrimoine.

Ailleurs en France, le roquefort, le pont-l'évêque ou le livarot font l'objet de désaccords similaires qui opposent industriels (la marque Lactalis, en tête), qui y voient la possibilité de promouvoir des noms associés au savoir-faire français, et artisans, qui craignent que des ersatz de produits ne bénéficient d'une appellation, ce qui amènerait de la confusion d'informations pour le consommateur... Anaëlle Verzaux raconte dans son reportage cette nouvelle guerre des fromages qui s'intensifie.

Ça se passe là-bas

Le 26 mai, les résultats des élections européennes en Allemagne ont vu les Verts triompher avec 20,7% des suffrages. Un succès dans les urnes qui relance le débat sur la fiscalité écologique dans le pays...

On en parle avec Ludovic Piedtenu, correspondant de France Inter à Berlin.

Ma vie au boulot

La semaine dernière, s'est tenue à Paris une audience aux prud'hommes qui pourrait faire jurisprudence : 25 Maliens sans papiers, employés sur un chantier avenue de Breteuil, demandent réparation pour travail dissimulé et, pour la première fois, pour discrimination systémique.

Est-ce à dire qu'on peut désormais parler de discrimination systémique liée aux origines des salariés ? Sandrine Foulon revient ce samedi sur ce cas.

Les invités
  • Nicolas ChabanneCo-fondateur de la coopérative "C'est qui le patron ? La marque du consommateur"
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