À quoi ressemblera le travail à l'avenir ? Le numérique et la robotisation modifient tous les champs, du recrutement jusqu'aux tâches, constate l'OCDE dans son rapport sur les "Perspectives de l'emploi 2019". Le directeur de l'Emploi, du Travail et des Affaires sociales, Stefano Scarpetta, est l'invité d'Yves Decaens.

Stefano Scarpetta, directeur de l'Emploi, du Travail et des Affaires sociales à l'OCDE
Stefano Scarpetta, directeur de l'Emploi, du Travail et des Affaires sociales à l'OCDE © OECD/Michael Dean

L'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) a publié le 25 avril son rapport sur les Perspectives de l'emploi 2019. Constatant que la qualité du travail va devenir de plus en plus disparate entre travailleurs qualifiés et peu qualifiés, l'organisation appelle les pouvoirs publics à bien cibler à l'avenir leurs politiques d'aide à l'emploi.

Pour en parler, Yves Decaens accueille ce samedi l'économiste Stefano Scarpetta, directeur de l'Emploi, du Travail et des Affaires Sociales au sein de l'institution parisienne.

Le débat

Lors de ses annonces du 25 avril, Emmanuel Macron a assuré que des baisses d'impôts prendraient bientôt effet, en les finançant notamment par une baisse des dépenses publiques et surtout par la suppression de certaines niches fiscales dont bénéficiaient jusqu'ici les entreprises.

Au gouvernement désormais de mettre en application les décisions du chef de l'Etat. Mais le patronat est vent debout, peu enthousiaste à l'idée de devoir contribuer à l'effort demandé...

Pour redonner un coup de pouce aux classes moyennes, est-ce donc aux entreprises de payer ? Emmanuel Lechypre de BFM-Business et Christian Chavagneux du magazine Alternatives Economiques ouvrent le débat.

Le reportage

Lire des CV, recouper des informations ou permettre une reconnaissance faciale des candidats : voici quelques-unes des capacités que permet l'intelligence artificielle, de plus en plus fréquemment utilisée par les entreprises, dans la phase du recrutement. Le fabricant de pneus Michelin ou le géant de la grande consommation Unilever ont par exemple commencé à adopter ces nouvelles pratiques.

Mais avec la montée en puissance des robots dans le choix des profils, adviennent aussi de lourds problèmes de discrimination, en fonction de l'utilisation des mots, de l'accent, de la voix ou de la couleur de la peau...

Anaëlle Verzaux se penche sur ces nouvelles techniques d'embauche dans son reportage.

Ma vie au boulot

Cette semaine, Sandrine Foulon répond à la question de Jean-Christophe : pourquoi ne parle-t-on jamais de bonus-malus sur les contrats courts dans le secteur public ?

Les invités
  • Stefano ScarpettaEconomiste, directeur de l'Emploi, du Travail et des Affaires sociales à l'OCDE
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