Le cinéma et l'audiovisuel représentent aujourd'hui 0,8% du PIB français. A trois jours de l'ouverture du 72e Festival de Cannes, pleins feux sur une industrie économiquement importante qui cherche aussi bien à attirer les tournages étrangers dans l'Hexagone qu'à exporter les films nationaux par-delà ses frontières.

Serge Toubiana, président d'UniFrance
Serge Toubiana, président d'UniFrance © Sébastien Vincent / UniFrance

En 2018, les films français ont réuni 40 millions de spectateurs à l'étranger, générant ainsi 237 millions d’euros de recettes. Des résultats qui font de l'Hexagone le deuxième pays exportateur dans le paysage du cinéma mondial, derrière les Etats-Unis. Parmi les titres qui ont particulièrement bien fonctionné l'an passé à l'étranger : Taxi 5 de Franck Gastambide, La Ch'tite Famille de Dany Boon ou encore Le Sens de la fête d'Olivier Nakache et Eric Toledano...

Mais face à la montée en puissance des séries et à la baisse de financements pour la production, la France a-t-elle encore les moyens de briller et de rester l'un des leaders mondiaux du cinéma en-dehors de ses frontières ? Pour en parler, Serge Toubiana, le président d'UniFrance, l'organisme chargé de promouvoir le cinéma français à l'étranger, est ce samedi l'invité de Fabien Cazeaux.

Le débat

2 min

Devenir mobile... Oui, mais comment ?

Par Khoi Nguyen & Valentin Pérez

Le gouvernement souhaite qu'un chèque transport soit mis en place, sur le modèle du chèque déjeuner, afin d'aider les salariés les moins mobiles à pouvoir se déplacer facilement et se rendre sans problème sur leurs lieux de travail. Les syndicats de salariés et le patronat, réunis cette semaine, ne sont pas encore tombés d'accord : les premiers souhaiteraient rendre ce coup de pouce obligatoire quand le second aimerait qu'il soit facultatif, uniquement décidé au cas par cas.

En parallèle, se posent les questions des offres d'emploi non pourvues en raison de postes parfois situés à trop grande distance du domicile des candidats, ou celle de l'objectif de déconcentration de la fonction publique...

Partout, la même rengaine : pour réussir, il faut être mobile ! Certes, mais comment le devenir ? Emmanuel Lechypre de BFM-Business et Christian Chavagneux du magazine Alternatives Economiques ouvrent le débat.

Le reportage

Le tournage d'un film rameute sur un territoire des caméras, des acteurs, une équipe technique... mais aussi des retombées économiques ! Et la France peut compter depuis 2015 sur un nouveau crédit d'impôt (à hauteur de 30%, jusqu'à un plafond de 30 millions d'euros) pour garder chez elle les tournages de ses productions, mais aussi en attirer de nouveaux qui préféraient jusqu'ici s'installer en Belgique ou en Europe de l'Est.

D’après le Centre National du Cinéma et de l'Image Animée, 51 films ont bénéficié de cet avantage fiscal en 2018, contre 22 seulement en 2015. De grosses productions étrangères comme Mission Impossible - Fallout de Christopher McQuarrie ou The French Dispatch, le prochain film de Wes Anderson, ont d'ailleurs choisi la France pour décor.

Dans son reportage, de Paris à Angoulême, Fabien Randrianarisoa se penche sur l'enjeu économique de ces tournages.

Ça se passe là-bas

Cette semaine, Donald Trump a eu de quoi pavoiser. La croissance économique de son pays est au plus haut, à 3,2% au premier trimestre : il s'agit du record de la période de croissance la plus longue depuis la mise en place de cette statistique. De son côté, le chômage est au plus bas, à seulement 3,6%, ce qui en fait le taux le plus bas atteint aux Etats-Unis depuis décembre 1969.

Est-ce à dire que la "great job machine" américaine est relancée à plein régime ? Et ces succès économiques sont-ils directement liés aux décisions prises par Donald Trump depuis son élection ?

Réponses avec Grégory Phillips, le correspondant de France Inter à Washington.

Ma vie au boulot

Cette semaine, Sandrine Foulon répond à la question de Bruno : comment peut-on inciter un employeur à négocier un accord de qualité de vie au travail qui ne soit pas un accord purement cosmétique ?

Les invités
  • Serge ToubianaPrésident d'UniFrance, ancien directeur général de la Cinémathèque française
L'équipe
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