Ce samedi, "On n'arrête pas l'éco" ausculte notre système de santé. Au programme : un débat sur la situation de l'hôpital public qui a vu cette semaine tous ses soignants se mobiliser pour appeler au secours, un reportage sur la pénurie de médicaments et un entretien avec la PDG de Janssen France, Emmanuelle Quilès.

La PDG de Janssen France, Emmanuelle Quilès, en novembre 2017.
La PDG de Janssen France, Emmanuelle Quilès, en novembre 2017. © AFP / Charly Triballeau

L'entretien

Avec son centre de recherche & développement installé à Val-de-Reuil, dans l'Eure, la filiale française du laboratoire pharmaceutique Janssen, filiale du groupe Johnson & Johnson, est l'un des principaux laboratoires pharmaceutiques du pays.

Accès des patients aux médicaments, médicaments du futur, prix... Ce samedi, sa PDG, Emmanuelle Quilès, est l'invitée d'Alexandra Bensaid.

Le débat

2 min

Hôpitaux publics : pourquoi en sommes-nous là ?

Par Khoi Nguyen & Valentin Pérez

Jeudi 14 novembre, les personnels soignants de l'hôpital public - médecins, infirmiers, aides soignants, sages femmes, diététiciens, cadres, kinésithérapeutes, psychologues, assistants sociaux, agents de santé... - se sont massivement mobilisés et ont manifesté. Ils déplorent un manque de moyens pour pouvoir travailler dans des conditions décentes et apporter aux patients des soins de qualité, réclament une revalorisation de leurs conditions de travail et de leurs salaires.

Dans la foulée, le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a dit "[voir] les indignations et les grandes difficultés de fonctionner" et a promis une accélération du rythme des réformes pour apaiser le secteur. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, devrait annoncer en conséquence un plan d'urgence pour l'hôpital public autour du 20 novembre prochain.

Comment cette crise du milieu médical public est-elle advenue ? Emmanuel Lechypre de BFM-Business et Christian Chavagneux du magazine Alternatives Economiques ouvrent le débat.

Le reportage

Aujourd'hui, on estime qu'un Français sur quatre s’est déjà vu refuser un médicament pour cause de pénurie. Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, le nombre de ruptures de stock a même été multiplié par vingt au cours des dix dernières années. Récemment, ces phénomènes ont pu toucher des médicaments contre la maladie de Parkinson, contre l’endométriose ou le cancer de la vessie, mais aussi des stylos injecteurs antihistaminiques contre les œdèmes de Quincke, des anti-épileptiques ou le vaccin contre l’hépatite B.

Conséquence ? Selon une étude de France Asso Santé, 14 % des Français confrontés à une situation de pénurie déclarent avoir vu leurs symptômes augmenter, et un sur vingt a dû être hospitalisé.

Face à ce constat très alarmant partagé par tous les acteurs du secteur, que faire ? interroge Anaëlle Verzaux dans son reportage. Le gouvernement s’est emparé du problème en inscrivant la question de la pénurie dans la feuille de route du plan du financement de la sécurité sociale. Mais industriels et associations de défense des consommateur sont difficile à mettre d'accord...

Ma vie au boulot

Ce samedi, Sandrine Foulon répond à l'interrogation de Manu. Lui et sa compagne ont décidé de ne plus voyager en avion pour réduire leur empreinte écologique. Cependant, comment faire si une mission professionnelle à l'étranger s'impose ? Un employeur peut-il exiger d'un salarié de prendre l'avion, notamment lorsqu'il existe des alternatives ferrées, navales et routières ?

Les invités
L'équipe
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