Ce samedi, le couvre-feu se met en place pour 20 millions de Français tandis que le gouvernement doit dévoiler de nouvelles mesures pour aider les plus démunis. L'occasion d'un entretien avec une économiste engagée, spécialiste de la lutte contre la pauvreté, la prix Nobel Esther Duflo.

Esther Duflo à Stockholm en octobre 2019.
Esther Duflo à Stockholm en octobre 2019. © AFP / Christine Olsson / TT News Agency

L'entretien

La pandémie a accentué les inégalités et fait bondir la pauvreté : les associations caritatives ont notamment alerté début octobre d'une explosion de "nouveaux pauvres" en France, une population déjà fragile que les conséquences économiques du virus a cette fois fait tomber dans la précarité.

Ce week-end, c'est justement un plan pauvreté que doit annoncer le Premier ministre, Jean Castex, pour venir en aide aux plus démunis.

La lutte contre la pauvreté est justement la spécialité d'un prix Nobel d'économie français : l'économiste Esther Duflo. Elle est ce samedi l'invitée d'Alexandra Bensaid.

Le débat

2 min

Couvre-feu : quelle stratégie et quels non-dits ?

Par Céline Illa & Valentin Pérez

Mercredi 14 octobre, Emmanuel Macron a annoncé en direct, à la télévision, de nouvelles mesures visant à lutter contre la flambée de l'épidémie de Covid-19. Pour éviter que les hôpitaux soient de nouveau submergés comme au printemps, le président de la République a notamment annoncé une règle qui marque les esprits : la mise en place d'un couvre-feu, de 21h à 6h du matin, pour l'Île-de-France et huit métropoles françaises (Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse).

Au total, ce sont 20 millions de Français qui devront respecter ce couvre-feu qui aura aussi des conséquences économiques pour les restaurateurs, le secteur de la culture, de l'événementiel.

Quelles précisions et quels non-dits derrière ce couvre-feu ? Laurent Bigorgne, directeur de l'Institut Montaigne et Christian Chavagneux, éditorialiste au magazine Alternatives Economiques, ouvrent le débat.

Le reportage

Ce samedi, zoom sur les femmes victimes de la crise. Fin juin, la revue scientifique The Lancet a mis en avant le choc des genres : parce que les femmes sont ultra-majoritaires dans les métiers mal payés, notamment de service a la personne. L'épidémie, écrivent les auteurs de l'étude, "précarise une partie de la population" et "met en lumière l’importance de revoir la valeur du travail dans les secteurs féminisés".

Et en France ? Notre reporter Antoine Giniaux est parti en reportage pour tenter d'y voir plus clair.

Ça se passe là-bas

Il n'y a pas que la France qui est soumise à de nouvelles restrictions sanitaires : au Royaume-Uni aussi, la semaine a été marquée par de nouvelles annonces concernant notamment la restauration et la culture.

Outre-Manche, le chômage continue d'augmenter et les Britanniques s'inquiètent aussi de plus en plus franchement de la montée de la pauvreté.

On en parle avec Richard Place, correspondant de France Inter basé à Londres.

Ma vie au boulot

Ce samedi, Sandrine Foulon répond à deux questions d’auditeurs. Jean-Marc s'inquiète pour les salariés vulnérables : avec le nouveau protocole sanitaire, sont-ils mieux protégés ? se demande-t-il. Quant à Fabienne, elle souhaite savoir si dans les zones où il y a maintenant le couvre-feu, le télétravail devient ou non obligatoire.

Les invités
L'équipe
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