Ce samedi, rencontre avec une dirigeante en route pour Davos qui a su briser tous les plafonds de verre : Ilham Kadri, la PDG du chimiste Solvay. Egalement au programme : un reportage sur la grande distribution et un débat sur le Livret A. Pourquoi cette passion française pour un produit d'épargne qui ne rapporte pas ?

Ilham Kadri, la PDG de Solvay, à Paris en mars 2019.
Ilham Kadri, la PDG de Solvay, à Paris en mars 2019. © AFP / Lionel Bonaventure

L'entretien

Le 21 janvier, ouvrira, à Davos, en Suisse, le cinquantième Forum économique mondial, une réunion où décideurs économiques, dirigeants politiques et ONG se regroupent. Chaque année, les PDG des grandes entreprises s'y pressent. Parmi eux, cette année, s'y rendra la PDG de Solvay, Ilham Kadri.

Née dans un milieu modeste au Maroc, cette dirigeante a su briser de multiples plafonds de verre jusqu'à prendre la tête du géant de la chimie Solvay le 1er mars 2019. Ce samedi, elle revient, au micro d'Alexandra Bensaid, sur son parcours atypique, mais aussi sur la place des femmes à la tête des grandes entreprises et les problématiques environnementales qui touchent aujourd'hui son secteur.

Le débat

Le 15 janvier, on a appris que Bercy a tranché : il a été décidé que le taux du Livret A passera, dès le 1er février, de 0,75% à 0,50%. Une nouveauté alors que le taux était resté inchangé depuis plus de quatre ans et demi. Produit d'épargne favori des Français, il en existe aujourd'hui 55 millions en France !

Pourquoi un tel engouement pour ce produit qui rapporte si peu ? Les Français seraient-ils de piètres investisseurs ? Emmanuel Lechypre de BFM-Business et de Christian Chavagneux du magazine Alternatives Economiques ouvrent le débat.

Le reportage

La consommation de masse a du plomb dans l'aile : nous achetons moins, moins de tout. De l'hypermarché à la supérette, et même au panier du circuit court, ça se voit. La sobriété s'installe, obligatoire pour les uns, à cause de problèmes de pouvoir d'achat, et choisie pour les autres. 

Jusqu'à présent, les enseignes résistaient à cette baisse des volumes grâce à des prix plus élevés pour du plus sain, du plus local, du plus bio. Elles résistaient aussi en multipliant les magasins de proximité.

Mais aujourd'hui, tout cela commence à ne plus suffire. La distribution a compris qu'elle est en crise, montre Anaëlle Verzaux dans son reportage. Et chez Auchan aujourd'hui, comme chez les autres hier et demain, on réduit les effectifs. Au total, ce phénomène concerne plus de 630 000 personnes qui travaillent dans la grande distribution alimentaire...

Ça se passe là-bas

En Chine, cinq ans après le lancement du projet des Routes de la Soie, les entreprises européennes basées dans le pays ont fait savoir cette semaine qu'elles étaient mécontentes. Elles constatent que l'initiative demeure purement chinoise et au bénéfice d'entreprises chinoises. Elles sont finalement les seules à pouvoir emprunter ces chemins de conquête du commerce mondial...

On en parle avec Dominique André, correspondante de France Inter à Pékin.

Ma vie au boulot

Ce samedi, Sandrine Foulon répond à la question de Valentine, 32 ans, qui travaille mais a connu par le passé des périodes de chômage : la réforme à points, pour les chômeurs, ce sera mieux ou moins bien ?

Pour aller plus loin

A lire : l'étude du Conseil d'analyse économique (CAE) sur "Territoires, bien-être et politiques publiques" est à découvrir ici

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