Ce samedi, faut-il croire aux vertus du télétravail ? On en débat. Et dix jours après la nouvelle étape du déconfinement, zoom sur les transports publics. Entre innovation et fragilités, quel avenir ? Reportage et entretien avec la PDG de la RATP.

Catherine Guillouard, PDG de la RATP.
Catherine Guillouard, PDG de la RATP. © AFP / Eric Piermont

L'entretien

Depuis le 9 juin et l'allègement du télétravail, les salariés français ont commencé à repartir plus massivement au bureau. Comment cette reprise se répercute-t-elle sur la fréquentation des transports publics ?

Pour en parler, Alexandra Bensaid reçoit ce samedi Catherine Guillouard, la PDG de la RATP. La régie a aussi présenté cette semaine, au salon Vivatech, ces dernières innovations (dont celle pour ses futurs taxis volants qu'elle espère tester pour les Jeux Olympiques de Paris en 2024) et dégainé une nouvelle application pour ses usagers.

En plein effort de diversification, la RATP devra faire face en 2025 à l'ouverture à la concurrence, ce qui ouvre de nombreuses questions sur son modèle économique...

Le débat

2 min

Le télétravail entre dans les mœurs : pour le pire et pour le meilleur ?

Par Juliette Goux & Valentin Pérez

Depuis mars 2020, le télétravail, jusque là peu employé dans les entreprises françaises, est devenu, bon gré mal gré, une nouvelle norme : désormais, les employés s'y sont peu à peu habitués et certains ont commencé à trouver du plaisir dans ce nouveau modèle, plus flexible.

Est-il amené à se pérenniser à l'avenir ? Tandis que, depuis le 9 juin, un accord-cadre sur le télétravail est en vigueur et que, sur le terrain, les entreprises doivent se mettre d'accord avec leurs salariés au cas par cas pour définir un nombre de jour(s) minimum de télétravail, la question se pose plus que jamais.

Et si cette nouvelle organisation devait effectivement perdurait, quelles en seraient les conséquences ? Du meilleur ou du pire ? Laurent Bigorgne, directeur de l'Institut Montaigne et Christian Chavagneux, éditorialiste au magazine Alternatives Economiques ouvrent le débat.

Le reportage

9 min

L'appli de mobilité, le nouveau créneau à prendre

Par Caroline Pomès

La fluidité et la facilité, voyager et payer en dégainant simplement son mobile, ne plus faire la queue pour acheter un titre de transport : voilà la promesse des applications de mobilité. Trouver la bonne solution pour se déplacer et puis enchaîner sans y penser le bus, le métro et la trottinette, quel que soit l'opérateur, public ou privé...

Les professionnels appellent ces applis Mobility As A Service, MAAS. Il y en aurait trois seulement en France d'aussi développées : à Mulhouse, à Paris et à Saint-Etienne. 

Mais pour tous ces acteurs, très différents, qui veulent nous faire adopter leur solution, quel est l'intérêt ? Quels sont leurs objectifs ? Caroline Pomès est partie en reportage pour y voir plus clair.

Moovizy est l'une des applications de mobilité développées en France.
Moovizy est l'une des applications de mobilité développées en France. © Radio France / Caroline Pomès

Ça se passe là-bas

C'est une jeune femme d'à peine 32 ans, la juriste Lina Khan, qui a fait l'actualité cette semaine aux Etats-Unis. Elle vient de prendre la tête de l'Autorité de la concurrence américaine.

Une nomination qui fait réagir et qui est loin d'être anodine : elle est même en réalité un message fort adressé par Washington à la Silicon Valley. Explications de Grégory Philipps, correspondant permanent de France Inter aux Etats-Unis.

Ma vie au boulot

Locman a écouté le débat de la semaine dernière sur les retraites. Il a souhaité que Sandrine Foulon revienne sur un point en particulier : les Français font-ils encore assez d’enfants pour assurer la viabilité des régimes sociaux ?

Les invités
L'équipe