Ce samedi, la réforme des retraites : la suite ! Après les discussions entre gouvernement et partenaires sociaux, "On n'arrête pas l'éco" revient sur les concessions, les avancées, les non-dits... En deuxième partie, focus sur le luxe, ce secteur qui embauche, et entretien avec Alain Némarq, président de Mauboussin.

Le PDG de Mauboussin, Alain Némarq, dans une boutique parisienne en 2018.
Le PDG de Mauboussin, Alain Némarq, dans une boutique parisienne en 2018. © AFP / Stéphane de Sakutin

L'entretien

Si, depuis des semaines, les projecteurs sont braqués sur les grèves et les contestations sur la réforme des retraites, l'économie continue néanmoins à tourner pendant ce temps-là... Notamment, à quelques jours de la fête commerciale de Noël, des secteurs stratégiques pour la France, tels que les industries de la mode, du luxe ou de la joaillerie.

Parmi eux, le joaillier Mauboussin se situe sur un créneau singulier, celui du "luxe accessible", un hybride entre une image prestigieuse et des prix plus bas que la plupart de ses concurrents. Son président, Alain Némarq, répond ce samedi aux questions d'Alexandra Bensaid.

Le débat

Jeudi 19 décembre, le Premier ministre a de nouveau reçu à Matignon l'ensemble des partenaires sociaux pour discuter des modalités de la réforme des retraites. A la sortie de ces rencontres, la CGT comme Force Ouvrière ont appelé à poursuivre la mobilisation contre le projet, à travers des grèves et une nouvelle journée de manifestations prévue le 9 janvier 2020.

Edouard Philippe, quant à lui, a tenté de rassurer, notamment sur le volet de l'âge d'équilibre, et appelle à poursuivre le dialogue en janvier.

Que faut-il retenir ? Y a-t-il eu des concessions, des avancées sociales, des non-dits ? Emmanuel Lechypre de BFM-Business et de Christian Chavagneux du magazine Alternatives Economiques ouvrent le débat.

Le reportage

Dans les ateliers de la maison Hermès
Dans les ateliers de la maison Hermès / Caroline Pomes

La France est le premier acteur mondial de la mode et du luxe. Les chiffres sont parlants : plus de 600 000 emplois directs pour le pays, 154 milliards d’euros de chiffre d'affaires, l'équivalent de 1,7 % du PIB, soit davantage que d'autres secteurs-phares, comme l’aéronautique ou l’automobile.

De plus, les valeurs du luxe pèsent aujourd'hui plus d’un quart de la capitalisation du CAC 40 et, à en croire les chiffres du Comité stratégique de la filière mode et luxe, un entreprise industrielle sur treize travaille en France dans le domaine de la mode et du luxe ! Le tout étant porté par le "made in France", un label qui a le vent en poupe auprès des consommateurs.

Pourtant, 72% des dirigeants des PME et entreprises de taille intermédiaire de la filière constatent des difficultés de recrutement. Caroline Pomes raconte ce paradoxe français dans son reportage.

Ça se passe là-bas

Au Berlaymont, le siège de la Commission européenne à Bruxelles, on vient de recevoir un appel urgent de 8 grandes villes : Paris, Bordeaux, Amsterdam, Vienne, Bruxelles, Berlin, Munich et Barcelone. Ces municipalités veulent parler du commerce électronique et de la location de meublés touristiques, bref, d'Airbnb.

Elles aimeraient voir advenir de nouvelles règles pour encadrer le service américain. A l'origine de leur réclamation, une décision de justice, rendue le 19 décembre, par la Cour de justice de l'Union Européenne, défavorable aux hôteliers traditionnels... On en parle avec Pierre Bénazet, correspondant de France Inter à Bruxelles.

Ma vie au boulot

Cette semaine, Sandrine Foulon revient sur une décision du conseil des prud'hommes, rendue le 17 décembre. Elle concerne 25 Maliens sans papier employés sur un chantier parisien qui demandaient réparation pour travail dissimulé mais aussi pour discrimination raciale et systémique.

Les invités
L'équipe
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