Marion L'Hour reçoit François Asselin, président de la CGPME. Reportage de Louis-Valentin Lopez : comment apprend-on l'économie à l'école ? Et débat sur le CETA

François Asselin, 2016
François Asselin, 2016 © Maxppp / IP3 PRESS

Le débat

CETA : faut-il ratifier ?

CETA :Canada-EU Trade Agrement (Accord Économique et Commercial Global, en français). En somme, un vaste traité de libre-échange négocié depuis 7 ans entre Union Européenne et Canada, qui devait initialement être signé ce vendredi 27 Octobre, après avoir obtenu l'aval des parlements nationaux. Problème : le 14 octobre dernier le parlement régional Wallon, dont la signature est condition sine qua none, oppose son veto. Trop inquiets de l'abaissement de leurs normes sociales et environnementales, de la persistance de formes de tribunaux privés supranationaux, ou du risque de privatisation de certains services publics, entre autres préoccupations, les belges francophones ont préféré bloquer ainsi tout le processus de ratification. Alors que penser de ces grands traités commerciaux ? Les craintes des anti sont-elles légitimes ? Ces grands accords sont-ils nécessaires, ou le cheval de Troie des multinationales, comme le disent certains ? Et si cet accord capote : quel risque pour l'Union Européenne ? Christian Chavagneux (Alternatives économiques) et Emmanuel Lechypre (BFM Business) se penchent ce samedi sur ces questions.

L'invité

François Asselin, président de la CGPME

Cette semaine se tenait au Palais Brongniart à Paris le salon Planète PME. Plus de 600 dirigeants de petites et moyennes entreprises s'y retrouvaient sous le slogan "La croissance, c'est nous!". Au menu des discussions cette année : imposition, mise en place du prélèvement à la source, compte pénibilité, proposition des candidats à la présidentielle. Marion L'Hour reçoit François Asselin, président de la CGPME. (Confédération générale des petites et moyennes entreprises.)

Le reportage

En 1966 pour la toute première fois, des lycéens entrent en seconde dite "AB", pour apprendre... les sciences économiques et sociales. Cette année, les "SES", dans le jargon de l'éducation, soufflent leurs 50 bougies. Et elles continuent d'attirer les élèves : à chaque rentrée, 100.000 optent pour la 1ère ES, tandis que 85% des secondes choisissent l'option éco. Mais depuis septembre 2016, les élèves de seconde ont droit à un programme allégé : 6 chapitres au lieu des 8 habituels. En coulisses, ce programme "light" passent mal. Notamment...auprès des chefs d'entreprises, normalement associés via le Conseil National Education-Economie (CNEE), créé en 2013 sous le gouvernement Ayrault, à la construction des programmes (avec l'objectif affiché de "rapprocher l'éducation nationale du monde de l'entreprise"...). Mais le 20 juillet dernier, certains d'entres eux découvrent que le programme de seconde en SES avait été raboté par arrêté, sans consultation. Résultat : 5 patrons claquent la porte du CNEE. Un nouveau programme qui fait polémique : guerre larvée entre patrons, syndicats et professeurs ; programme trop ou pas assez libéral (c'est selon) ; indépendance de l'éducation nationale mise en question. Le programme d'SES vaut-t-il une guerre? C'est un reportage de Louis-Valentin Lopez.

Ça se passe comme ça là-bas

Série spéciale #USA 2016 : Alors que la grande crise de 2008 provoquée par les dérives de la spéculation bancaire était partie des Etats-Unis, qu'en-est-il de la question des banques et de la régulation financière dans la campagne ? Avec Frédéric Carbonne, correspondant à Washington de France Inter.

Ma vie au boulot

La loi "Justice du XXIe siècle" a été définitivement adoptée le 12 octobre 2016. Parmi les dispositions : la possibilité désormais d'engager des "actions de groupe" pour lutter contre les discriminations au travail. Sandrine Foulon (Alternatives économiques) répond à un courrier de Colette à ce sujet : "action de groupe à la française : qu’est-ce que ça va changer au boulot ?"

Les invités

L'équipe

Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.