A l'occasion de la semaine européenne de réduction des déchets, Alexandra Bensaid accueille Jean-Luc Petithuguenin, fondateur et PDG du recycleur Paprec. Aujourd'hui, les industriels cherchent de plus en plus à repenser leurs produits et leurs emballages. Mais sont-ils vraiment mûrs pour l'économie circulaire ?

Jean-Luc Petithuguenin, PDG de Paprec
Jean-Luc Petithuguenin, PDG de Paprec © AFP / Christophe Archambault

L'entretien

Cette semaine est la semaine européenne de réduction des déchets. De plus en plus, les industriels essaient de repenser leurs produits et leurs emballages pour limiter au maximum leur empreinte environnementale. Que font-ils ? Pour quels résultats ?

Alexandra Bensaid en parle avec son invité, Jean-Luc Petithuguenin, le fondateur et PDG de Paprec, spécialiste du recyclage et de la valorisation des déchets.

Le débat

2 min

Retraites : faut-il travailler plus longtemps ?

Par Khoi Nguyen & Valentin Pérez

Cette semaine, le Conseil d'orientation des retraites (COR) a rendu officiellement son rapport au Premier ministre, Edouard Philippe. L'organisme assure qu'au rythme actuel, le système atteindra un déficit de 8 à 17 milliards d'euros à un horizon 2025.

Face à ce constat, comment faire revenir à l'équilibre ? "Je ne crois pas qu'il soit acceptable de dire qu'on va régler le problème en baissant les pensions. Et je ne crois pas qu'il soit acceptable de dire qu'on va régler le problème en augmentant les cotisations retraites des actifs, a assuré Edouard Philippe sur France Inter le 21 novembre. En tout état de cause, ce qu'on peut dire [...] c'est que, si nous voulons équilibrer le système des retraites, il faut dire aux Français - clairement, tranquillement, le faire progressivement - que nous allons travailler plus longtemps."

Alors travailler plus longtemps est-il la bonne solution ? Emmanuel Lechypre de BFM-Business et Christian Chavagneux du magazine Alternatives Economiques ouvrent le débat.

Le reportage

Au centre de tri Astria, à Bègles, des déchets triés par les habitants partent sur les chaînes de tri
Au centre de tri Astria, à Bègles, des déchets triés par les habitants partent sur les chaînes de tri © Radio France / Caroline Pomes

Le projet de loi sur l’économie circulaire revient actuellement à l’Assemblée nationale, examiné par les députés siégeant à la commission développement durable. Objectif de ce texte ? Lutter contre le gaspillage alimentaire, mieux informer le consommateur sur le produit, mieux recycler, moins jeter et réutiliser. Bref, réduire et mieux valoriser nos déchets, dont l’ADEME estime qu’en 2016, ménages, entreprises et secteur de la construction ont produit en moyenne l'équivalent de 4,6 tonnes par habitant.

Pour ce faire, un système de consigne sur les bouteilles en plastique serait instauré ainsi qu’un système de bonus-malus pour les industriels, afin de les inciter à concevoir des produits et emballages en limitant l’utilisation du plastique.

Ce projet de loi vise un secteur d’ampleur qui se compose de 108 000 emplois directs. Chaque année, ce sont 5 millions de tonnes d’emballages qui sont mis sur le marché, dont 70% sont recyclés. Où en sont à ce jour les industriels dans leur effort ? interroge Caroline Pomes dans son reportage.

Ça se passe là-bas

Début 2018, Pékin avait fait comprendre aux Occidentaux que la Chine ne voulait plus être la poubelle du monde. Une décision abrupte qui a agi comme un électrochoc. Il faut dire qu'il y avait urgence, car après une trentaine d’années de croissance, l’usine du monde produit elle même de plus en plus de déchets.

Mais depuis cette annonce, certains pays d’Asie du sud-est, moins développés et moins regardants que la Chine, ont pris le relais : Vietnam, Thaïlande, Philippines, Malaisie... On parle de cette nouvelle politique chinoise et de ses conséquences avec Simon Leplâtre, correspondant de France Inter installé à Shanghai.

Ma vie au boulot

Le 21 novembre, le gouvernement a lancé officiellement son application dédiée au compte personnel de formation (CPF). Cette nouvelle interface doit permettre aux 33 millions d'actifs en France d'avoir accès à des formations, de s'y inscrire et de payer (chaque compte étant crédité en euros, et non plus en heures). Sandrine Foulon l'a testée et en tire cette semaine un premier bilan.

Les invités
L'équipe
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