Marion L'Hour reçoit Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA. Reportage de LV-Lopez sur la médiation entre entreprises. Et débat : faut-il taxer les robots ?

Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA
Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA © DR FNSEA

L'invitée

Alors que le Salon de l'agriculture s'installe ce samedi pour deux semaines à la Porte de Versailles, Marion L'Hour reçoit Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire endeuillé le week-end dernier par le décès soudain de son président Xavier Beulin.

EN SAVOIR PLUS : Mort de Xavier Beulin, leader incontournable mais contesté du syndicalisme agricole

Le débat

Faut-il taxer les robots ?
Le candidat à la présidentielle Benoit Hamon a lancé l'idée dans la campagne : faut-il taxer les robots pour financer la protection sociale ? Une idée pas si farfelue, qu'un rapport du parlement européen de Janvier 2017 préconisait déjà. D'abord raillée à gauche et à droite, la mesure a obtenu cette semaine un soutien de poids, en la personne du milliardaire Bill Gates : selon lui, si le produit du travail d'un salarié est taxé, pourquoi ne pas taxer, de la même façon, le produit du travail d'un robot ? Outre cette question, l'idée fait son chemin et s'insert dans un contexte global : automatisation, raréfaction du travail, difficulté corollaire à lever l’impôt sur ce travail, ou à assurer une vie décente à ceux remplacés par ces robots ou ces logiciels. Ceci étant, quelques spécialistes (pas tous) de la robotique alertent : la France est déjà en retard sur la robotisation, une taxe freinerait, selon eux, le développement de ces technologies.

Un débat passionnant dont s'emparent ce samedi Christian Chavagneux (Alternatives économiques) et Emmanuel Lechypre (BFM Business).

Le "médiateur des entreprises" : le "Grand Frère" de Bercy

Chaque année, un quart des PME fait faillite à cause des délais de paiement. En France, le fournisseur met en moyenne 12 jours de trop pour payer son client. Beaucoup de litiges, donc. Et des affaires qui se règlent souvent devant les tribunaux de commerce. Mais il y a aussi la manière douce, moins connue : le "médiateur des entreprises." Créé en 2010 à l'époque de la crise, l'organisme dépend de Bercy, mais revendique sa neutralité. Le principe est très simple : l'entreprise qui se sent lésée "saisit" le médiateur en deux clics sur un site internet. Puis le médiateur convoque les deux parties autour d'une table. Il les fait "vider leur sac", puis dialoguer. Enfin, il y a l'accord à l'amiable... dans 75% des cas. Qui se cache derrière le médiateur des entreprises? Qu'a-t-il de plus que les tribunaux?

Dans les coulisses du "Grand frère de Bercy", un reportage de Louis-Valentin Lopez.

Ça se passe comme ça là-bas

Avec Sébastien Farcis, correspondant en Inde de France Inter : le parlement français a adopté in extremis mardi la loi sur le devoir de vigilance des multinationales. Patronat et droite était vent debout contre ce texte qui traînait depuis la catastrophe du Rana Plazza, et qui prévoit une "responsabilité du donneur d'ordre" si une catastrophe survient dans une entreprise sous-traitante.

Ma vie au boulot

Sandrine Foulon répond à un courrier de Sylviane :sa fille, actuellement en CDD, passe le concours de la DGCCRF (Direction Général de la Concurrence de la Consommation et la répression des fraudes) . Si elle est admise, peut-elle rompre son contrat et dans quelles conditions ?

Chaque semaine, Sandrine Foulon répond à un courrier d'auditeur : vous aussi, parlez-nous de vos conditions de travail : écrivez à Sandrine Foulon en suivant le formulaire contact ci-dessous

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