L'actualité économique analysée par Christian Chavagneux (Alternatives économiques) et Emmanuel Lechypre (BFM Business).

Mario Draghi
Mario Draghi © AFP / Daniel Roland

C'était une annonce attendue depuis des mois : Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, a annoncé jeudi le ralentissement de la politique monétaire dite "accommodante" de la BCE. Le début de la fin du "Quantitative Easing". Ce qui, en français courant, signifie que la BCE va ralentir la planche à billet. Encore plus clairement : depuis mars 2015, la Banque Centrale Européenne rachète aux banques européennes des titres de dettes, publiques ou privés, en échange de liquidités. L'objectif, "soutenir l'inflation" et maintenir des taux d’intérêt bas pour éviter (au moins artificiellement) la spirale déflationniste dans laquelle l'Europe semblait s'enfoncer début 2015. Problème de ce genre de politique monétaire : on sait quand elle commence, mais on ne sait pas quand elle s'arrête. C'est ainsi que cette pratique "non-conventionnelle", qui devait initialement s'arrêter en Septembre 2015, a cours encore aujourd'hui, et représente en deux ans pour la banque centrale 2 600 milliards de rachats de dette. 2600 milliards. Avec, évidemment, le risque d'entretenir une bulle...

Est-ce un changement majeur dans la politique monétaire européenne ? A quoi faut-il s'attendre ? Les taux d’intérêts vont-ils remonter ? Quelles conséquences pour les français ont ces décisions qui paraissent si lointaines ? C'est le thème du débat ce samedi, avec Christian Chavagneux (Alternatives économiques) et Emmanuel Lechypre (BFM Business) 

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