"Il est l'or Monseignor", l'or de la gloire pour Louis de Funès ! Nous sommes dans la deuxième partie de sa vie, ça y est il a enfin atteint le succès, touché le public. Là c'est la zizanie.

Louis de Funès en 1970
Louis de Funès en 1970 © Getty / ullstein bild Dtl.

Seconde partie du récit de la riche vie de l'acteur phare de la comédie française. Louis de Funès se voit auréolé de succès au début des années 1960, en particulier après la sortie du Gendarme de Saint-Tropez en 1964. Dès lors, les lauriers ne cesseront de le couronner, jusqu'à son dernier film Le gendarme et les gendarmettes, en 1982.

1966, c’est le Miracle de La Grande Vadrouille, 17 millions de spectateurs. Jusque là, c’était Bourvil la Star. Et après lui avoir piqué ses chaussures et son vélo, la star c’est lui. Oui ! Louis est la valeur sonnante, hilarante et trébuchante du box office français. Plus que tout autre, il l’a mérité, peaufinant depuis 20 ans son image.  

Le succès a tapé à sa porte, maintenant les films reposent sur ses épaules, mais loin d’être rassuré, il est d’autant plus angoissé. Il est de plus en plus exigeant, car au cinéma, il y a des tournages idylliques qui donnent en fait de mauvais films et des tournages crispés au possible qui donnent de bonnes comédies. La preuve par deux avec Oscar et Hibernatus, deux films de ce pauvre Edouard Molinaro qui en bava sur les deux tournages. 

En 1970, Louis se lance dans la comédie musicale avec L'Homme Orchestre de Serge Korber. Au mois de mars 1973, commence le tournage des aventures de Rabbi Jacob. 

Et puis, Louis connaîtra une grande période de chagrin lorsque son complice Bourvil s'en ira. C'est un grand vide pour le monde du cinéma et surtout un gros problème pour Gérard Oury qui ne voyait aucune autre personne que Bourvil pour incarner le personnage de Blaze dans La Folie des Grandeurs en 1971. Mais heureusement, Yves Montand saura interpréter à merveille ce rôle. 

Finalement, aucun français, qu'elle que soit sa génération, n’oubliera ses expressions cette exubérance incroyable, ces gestes et mimiques, ce tempérant toujours à la limite de la colère. 

Filmographie sélective

Extraits audio et archives INA

  • Interview de Louis de Funès par François Chalais, 4 novembre 1968.
  • Interview de Louis de Funès par Michel Drucker, 31 octobre 1976.
  • Interview de Louis de Funès par Macha Béranger, 27 juin 1981.

Programmation musicale

  • "Fire", Arthur Brown, Pold.
  • "Sinkane", Téléphone, City Slang.
  • "La chanson des poupons", Louis et Olivier de Funès.
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