Il y a des artistes chez lesquels tout semble aller de soi, couler de source. Séducteur insouciant, macho tonitruant, figure politique, homme de certitudes et d’illusions, chanteur qui électrise les salles, acteur charismatique… Chez Yves Montand, tout semble facile comme trois petites notes de musiques

Yves Montand
Yves Montand © AFP

Mais un petit immigré Italien débarqué à Marseille ne devient pas une star mondiale par l’opération du Saint Esprit, même s’il rêve, comme Yves Montand, d’être Gary Cooper ou Fred Astaire. Yves Montand, c’est l’histoire d’un acharnement sans relâche, d’une angoisse éternelle, aussi, comme moteur. Et d’une enfance pauvre qui reste tapie dans le grand escogriffe.

Le "joyeux fantaisiste imitateur" commence en musique, le soir du 21 juin 1939. C'est en 1941, alors qu'il a à peine 20 ans et qu'il feuillette les Cahiers du film, une revue publiée par Marcel Pagnol, qu'il tombe sur une petite annonce. On recherche des figurants pour La prière aux Étoiles. Montand retentera d'ailleurs l'expérience Pagnol  en 1986, dans Jean de Florette de Claude Berri. 

La fin des années 40 est déterminante pour Yves qui continue sa carrière musicale. En 1947, il engage le pianiste Castella et en 1949, il enregistre les Feuilles Mortes qui ne rencontre pas un franc succès lors de sa sortie. 

Et puis c'est les années 50, le grand séducteur épouse alors l'amour de sa vie, Simone Signoret. Ils deviendront le couple de cinéma le plus politisé, le plus emblématique, et le plus sollicité par la presse jusqu’à la mort de Simone, malgré l'aventure de Montand avec Marilyn Monroe, considérée alors comme la plus belle du monde. 

En 1953, Yves trouve un rôle à sa mesure dans le Salaire de la Peur d'Henri-Georges Cluzot. Bien entendu, Claude Lelouch ne pouvait pas passer à côté d’un animal tel que Montand et, en 1967, dans Vivre pour vivre, il est un reporter de guerre, grand séducteur. Mais Montand ne s'arrête pas là et signe avec les autres Monuments de l'époque Sautet, Oury, De Broca, Costa Gravas, Godart, Melville.. 

On vous explique tout dans cette première partie. 

Les références de l'émission : 

Jean de Florette, 1986, Claude Berri 

Les portes de la nuit, 1946, Marcel Carné

Le salaire de la peur, 1953, Henry-Georges Clouzot 

La Folie des Grandeurs, 1971, Gérard Oury 

Les musiques de l'émission : 

Trois petites notes de musique, Yves Montand, 1961 

Dans les plaines du Far-West, Yves Montand, 1945

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