Dans la famille des huiles à cuisiner, on connaît l’olive, le tournesol, l’arachide ou le colza. Mais que diriez-vous d’une petite cure d’huile de cameline, de pépin de courge, de noisette ou de noix…

Les huiles alternatives
Les huiles alternatives © Getty

Eric Vigean

Maître huilier depuis 2004 

La Maison Vigean a vu 3 générations de maîtres huiliers se succéder depuis 1930, elle a fêté ses 90 ans en 2020.

Au fil du temps, chaque génération perpétue la tradition des Maîtres Huiliers.

Auteur du livre Huiles et Saveurs avec Denis Hervier de France Bleu Berry en 2009 et récompensé en 2010 du prix de la ville de Saumur lors des journées du livre et du vin.

Située à Clion-sur-Indre l'huilerie Vigean vous accueille dans son Épicerie du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h30 à 18h30 ; ainsi que le samedi de 8h à 12h et de 13h30 à 17h30 - 11 rue des Varennes - 36700 Clion-sur- Indre - 02 54 38 64 49 

Les huiles Vigean
Les huiles Vigean / Eric Vigean

Zohra Levacher

C’est au-travers de cagettes de fruits et légumes empilées  comme des totems que l’on peut apercevoir depuis la rue Zohra et son équipe s’affairer en cuisine. 

En 2016, Zohra dit au revoir à l'architecture et décide de faire revivre ses souvenirs d'enfance en créant une cantine de quartier entièrement tournée vers le végétal et qui balaye tous les clichés: "Je veux proposer une cuisine de saison, alternative et savoureuse mettant les richesses de la terre à l'honneur". Entre croquant, amertume, douceur, le sujet est vaste, illimité.

Zohra y ajoute une pincée d'esprit du temps. SO NAT est né. Fruit de ses savoureuses trouvailles, d'une certaine ambiance musicale et de murs griffés. SO NAT c'est la fleur d'une époque; celle des fringales végétales et vertueuses. 

Saison après saison, SO NAT grandit au centre de Paris.

Trois adresses ont déjà ouvert sur Paris :

  • 5, rue Bourdaloue à Notre Dame de Lorette 75009
  • 9, rue de Laborde près de la Gare Saint Lazare 75008
  • 18, rue Saint Fiacre dans le quartier du Sentier 75002

Instagram : @sonatparis

Les recettes de Zohra Levacher

Le coup de coeur de François-Régis Gaudry

La galette des rois de Pierre Chauvet

► En savoir +

La chronique  cuisine de Zazie Tavitian

  • L’huile de palme

On l’entend depuis plusieurs années : l’huile de palme a un impact négatif énorme sur l’écologie et les populations locales, notamment en Asie du Sud-Est. Son utilisation insidieuse dans les produits transformés se répercute aussi sur la santé des consommateurs. Mais cette huile, fruit du palmier à palme, est également un produit culturel, cultivé et transformé artisanalement dans des pays d’Afrique de l’Ouest où son utilisation a un réel sens et un intérêt gastronomique.

Avec : L’interview d'Harouna Sow, chef formateur à la Résidence du Refugee Food Festival.

À lire : Devenir consom’acteur, l’huile de palme, Actes Sud / Kaizen, Emmanuelle Grundmann

Un Fléau Si Rentable - Vérités Et Mensonges Sur L'huile De Palme, Emmanuelle Grundmann, Calmann Levy

L’article du chef yewande komolafe The Problems With Palm Oil Don’t Start With My Recipes

À voir : Palme, une huile qui fait tache, diffusé sur France 5 le 2 Juin 2013 

Les chef.fes à suivre : 

Georgiana Viou, cheffe itinérante à Marseille 

Elis Bond, chef du restaurant Mi Kwabo

Harouna Sow, chef formateur à la Résidence du Refugee Food Festival 

La recette de Harouna Sow : Vinaigrette à l'huile de palme 

  • 2 cuillère à soupe d'huile d'huile de palme rouge non raffinée
  • Une cuillère à soupe de jus de citron vert
  • Une cuillère à soupe d'eau
  • Les zestes du citron vert

Mélangez, dégustez !

Le coup de lame d'Arnaud Daguin

  • Coco

Coco le mot qui sert à tout. 

Coco, le fruit du cocotier, Coco, le cheval (Hue coco !) Coco, le communiste, Coco, le haricot de Paimpol, 

Coco le perroquet, Coco, le mec qui bosse dans la presse, Coco Chanel, Coco la coke, Coco à la coque dans son coquetier, tout frais pondu du cucul de la cocotte. 

Alors ? De quelle Coco sera-t-il question aujourd’hui, hein, mes cocos ? 

Et bien, de celle à laquelle ma chérie et moi-même sommes complètement accro.

Car oui je l’avoue, nous nous adonnons à la Coco. 

Disons-le : nous prisons la Coco.

De la cuisine à la salle de bains, à chaque heure du jour, toutes les occasions sont bonnes pour satisfaire notre addiction à la noix ! 

La noix de Coco d’où l’on tire l’huile qui, comme le mot Coco, sert absolument à tout.

Véritable concentré de bons acides gras, on la trouve partout, et légalement, cette Coco-là !

Son prix est étonnamment bas, comparé à son homonyme en poudre, mais elle est tout aussi addictive. 

Choisissez-la première pression à froid, vierge et non raffinée, évidemment bio. 

Si, selon vous, Coco cocotte, préférez sa version désodorisée et invitez-la à partager votre cocotidien.

Rien de plus simple ! Comme elle a le bon goût de figer en deçà de 20 degrés, Coco se laisse toujours manipuler de bonne grâce.

Le matin, sur la brosse à dents, assaisonnée d’un soupçon d’huile de menthe et d’une pincée de bicarbonate, elle blanchit l’émail et protège les gencives.

A midi dans la poêle à frire, elle donne à peu de frais une touche exotique au plus franchouillard des fricots. 

Sur un chiffon, elle entretient volontiers vos cuirs et vos bois.

Le soir, elle vient à bout des maquillages tenaces et des taches de cambouis, 

Appliquée sur votre chevelure, votre barbe ou votre pelage (n’oublions pas les animaux qui nous écoutent), elle offre une brillance incomparable, comme dans les pires publicités.

Sacrée Coco ! 

L’été, elle apaise les coups de soleil comme les piqûres d’insectes, l’hiver, elle soulage sécheresse cutanée et gerçures labiales et peut même à l’occasion lubrifier vos glissades avec le moniteur de ski.

Non, François Régis, je ne suis pas grassement rémunéré par la cocollective des cococulteurs. 

Je tiens juste à vous rappeler que oui, on peut facilement remplacer la plupart des produits chers emballés dans du plastoc par deux ou trois ingrédients de base.

L’huile de coco, le vinaigre d’alcool, le bicarbonate de soude par exemple…

Et comme je suis partageux, je vous conseille d’avoir à la maison un livre formidable, que dis-je un livre ? Une bible !

Ça s’appelle simplement : « Faire ses produits d’entretien maison » par Fern Green aux éditions Marabout.

En voilà une cuisine intéressante, la tambouille des produits ménagers ! 

Une façon élégante et saine de s’extirper de la consommation imbécile de marchandises superfétatoires.

Et quelles écoconomies !

En ces temps où l’on cause beaucoup de décroissance sans trop savoir ce que l’on met dans ce mot, vous avez là une occasion en or d’être décroissants.   

Ni beurre, ni ordinaire : décroissants… à l’huile de Coco !

La programmation musicale

  • FRANCOIS & THE ATLAS MOUNTAINS  - Coucou
  • DOM LA NENA - Todo tiene su fin