Et si on s'invitait à la table de Napoléon, dont on fête le bicentenaire de la mort cette année ? Paradoxe s'il en est, Napoléon n'était pas un grand amateur de gastronomie, pourtant c'est à son époque que les arts de la table prirent toute leur importance diplomatique, et commencèrent à faire rayonner la France...

Napoléon Ier Bonaparte et Joséphine de Beauharnais invités a diner chez le prince de Talleyrand, visitent les cuisines d'Antonin Carème
Napoléon Ier Bonaparte et Joséphine de Beauharnais invités a diner chez le prince de Talleyrand, visitent les cuisines d'Antonin Carème © AFP

Loïc Bienassis

Loïc Bienassis est historien, spécialisé en histoire de l'alimentation. Il est rattaché à l'Institut Européen et des Cultures de l'Alimentation (IEHCA) de l'Université de Tours. Ses recherches portent en particulier sur la gastronomie à l'époque moderne, soit du XVIème au XVIIème siècle, sur l'émergence des cuisines régionales et sur la notion de patrimoine culinaire

Loïc Bienassis a notamment oeuvré pour que le "repas gastronomique des Français" fasse partie du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco. 

Il a participé à de nombreux ouvrages dont Je mange donc je suis : Petit dictionnaire curieux de l'alimentation (paru en 2020, aux éditions du Musée National d'Histoire Naturelle), A Table ! Le repas tout un art (catalogue de l'exposition éponyme du musée de Sèvres – Cité de la Céramique, en 2020), mais également Le Repas gastronomique des Français (paru en 2015, aux éditions Gallimard).

Elodie Balesi

Elodie Belasi est chef de cuisine à l'hôtel-restaurant Le Sole e Monti, à Quenza, en Corse. Sa famille détient cet hôtel-restaurant depuis 1968, l'établissement s'attira les critiques élogieuses du guide Gault et Millau et une reconnaissance internationale en tant qu'ambassadeur de la "cucina corsa". Quand en 2009 son oncle Félicien Balesi évoque l'éventualité de fermer l'hôtel-restaurant, Elodie Balesi, diplômée de l'institut Paul Bocuse en management, décide de rentrer dans son village de Quenza, en Corse-du-Sud, pour reprendre cet établissement, avec sa soeur Estelle.

Elodie Balesi est rapidement passée de gérante de l'hôtel-restaurant à chef de cuisine, car elle était désireuse d'insuffler une véritable identité corse dans la cuisine qui était proposée. De grands chefs font le déplacement pour goûter à ce nouvel élan : Guy Savoy, Pierre Gagnaire...

Depuis un an, Elodie Balesi et sa soeur, se sont également lancé dans l'élevage porcin, un élevage spécialisé dans le "porcu nustrale" (le porc corse), afin de pouvoir proposer leur propre charcuterie et leur propre viande, au sein du restaurant.

Hôtel Restaurant Sole e Monti, Quartier Monticello, 20122 Quenza, Corse – 04 95 78 62 53

Les recettes d'Elodie Balesi

La chronique vin d'Antoine Gerbelle

  • Antoine Gerbelle nous raconte l'histoire et la variété des vins rouges d'Ajaccio et la montée en puissance du "sciaccarellu" (cépage noir), dans toute la Corse.

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La chronique cuisine d'Elvira Masson

  • Elvira Masson revient sur la cuisine de l'Île d'Elbe, sur laquelle Napoléon avait du s'exiler en 1814. Il deviendra toutefois souverain de la principauté de l’Île, avant de partir à la reconquête de la France en 1815.

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La programmation musicale 

  • Delgres – Assez Assez
Les invités
  • Loïc BienassisChercheur à l’Institut Européen d'Histoire et des Cultures de l'Alimentation de l’université de Tours
L'équipe
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