Spéculatifs, trop tanniques, peu écologiques, les vins de Bordeaux sont accusés de tous les maux, au point que les amateurs s'en détournent... Mais après ce "Bordeaux bashing", n'y aurait-il pas un renouveau du vignoble bordealais ? On lance le débat !

Vins : est-ce la fin du Bordeaux bashing ?
Vins : est-ce la fin du Bordeaux bashing ? © Getty

Jérôme Gagnez

Bordeaux serait-il de retour dans nos coeurs ? Si le Bordeaux bashing fait rage chez les amateurs depuis plusieurs années ce n'est pas sans raison. Il ne faudrait pas, pour autant, jeter le bébé avec l'eau du bain. Il y a dans cette vaste région une très grande diversité de vins et une multitude de pépites à (re)découvrir.

Aujourd'hui Jérôme Gagnez est notre expert et nous accompagne tout au long de l'émission. Il nous fait déguster deux vins : 

Bordeaux blanc Vin Passion 2019, château du Champ des Treilles à 9 € au domaine

Le Champ des Treilles - Corinne et Jean-Michel Comme
Le Petit Champ
33220 Margueron
Tel : 06 83 45 55 91
e-mail : champdestreilles@wanadoo.fr

Haut Médoc Château Micalet 2017 à environ 15 € 

Château Micalet - Famille Fedieu
10 Rue Jeanne d'Arc
33460 Cussac-Fort-Médoc
05 56 58 95 48
earl.fedieu@wanadoo.fr

Egalement, deux adresses à découvrir :

Le carnet de vins de Bordeaux de Jérôme Gagnez :

Stéphane Derenoncourt

Stéphane Derenoncourt est un vigneron-consultant qui intervient au travers d’une démarche globale dans plus de 140 domaines, à Bordeaux, en France et dans le monde entier.

Originaire du Nord de la France, Stéphane Derenoncourt arrive en 1982 dans le Bordelais et rencontre quelques années plus tard Paul Barre qui lui apprend le métier de vigneron. Il découvre alors l’agriculture en biodynamie. Stéphane Derenoncourt devient rapidement maître de chai des châteaux La Grave, La Fleur Cailleau, Moulin Pey Labrie puis Pavie Macquin.

En 1999, il décide de fonder sa société de conseil Vignerons Consultants et acquiert sa propre propriété en Castillon Côtes de Bordeaux, le Domaine de l’A, situé sur la commune de Sainte Colombe. Avec un encépagement de 80% de merlot et 20% de cabernet franc, Stéphane et sa femme Christine y produisent des vins qu’ils aiment, élégants, équilibrés et identitaires. Le domaine devient rapidement un laboratoire d’essai en viticulture et vinification et un centre de formation pour les apprentis consultants qui rejoignent son équipe.

Laurent Cassy

Vigneron et céréalier, Laurent Cassy travaille sur l’exploitation familiale qui représente aujourd’hui 48 hectares de vignes et 24 hectares de céréales. Avec son épouse et son équipe, c'est une famille de passioné.e.s qui  confectionnent des vins généreux, gourmands et francs. 

Etant la cinquième génération d’agriculteur, Laurent Cassy a débuté en conventionnel en 1993 et très vite réalisé qu’il fallait changer les pratiques : il travaille en bio certifié depuis 2010. Président de la structure Vignerons bio nouvelle aquitaine et membre du CA du syndicat des Bordeaux, il réalise également de l’accompagnement des vigneron.ne.s désireux.ses de franchir le pas pour aller vers des pratiques plus respectueuse en adéquation avec les nouveaux défis liée au changement climatique.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de son domaine

La chronique de Déborah Dupont

Il suffit de se plonger dans les ouvrages sur la cuisine bordelaise pour se rendre compte de sa diversité et sa richesse ! Le vin est bien sûr omniprésent, comme les produits de la mer avec la proximité du Bassin d’Arcachon et de l’estuaire de Gironde. Sans oublier les champignons et le canard. 

Aujourd'hui, Déborah Dupont propose une recette automnale qui appelle bien évidemment en accompagnement un vin de Bordeaux : la tourte de canard. Elle est tirée d’un livre des éditions Edisud, qui proposent notamment une charmante collection de livres de cuisine régionale à l’ancienne, sans photo, et à petit prix : Ma cuisine bordelaise, de Myriam Daumal.

La recette est disponible ici !

Le coup de coeur de François-Régis Gaudry

Le carpaccio de maigre bio, à déguster au Potager du Nebbio, le table maraîchère de Jérémie Verdeau et Sophie Pollini. Chef : Sylvain Volle ; en salle : Margot Yvon. Environ 40 € par personne. Fermé lundi et mardi.

Route de San Griolo, Oletta (Haute-Corse), 04-95-60-64-16.

Ceviche de maigre
Ceviche de maigre / François-Régis Gaudry

Egalement ce weekend à Paris, le festival Omnivore qui participe au défrichage de la Jeune cuisine française et internationale. Réuni.e.s Parc floral de Paris plus de 150 invité.e.s exceptionnel.le.s, hommes et femmes ancré.e.s dans le réel, grands noms de la cuisine, de l’agriculture, du bar, entrepreneur.se.s de la restauration, qui pensent et agissent au quotidien.

Bonus : La recette de famille

Programmation musicale

  • The Liminianas : "Calentita"
  • Jorja Smith : "By any means"
L'équipe
(Ré)écouter On va déguster