Les invités d'Aurélie Sfez

The Sandy Effect
The Sandy Effect © Exit / Malachi Farrel
The Sandy Effect
The Sandy Effect © Exit / Malachi Farrel

Malachi Farrell

Malachi Farrell est un artiste irlandais né en 1970. Il vit et travaille en région parisienne et est considéré comme un artiste cinétique.

Il présente son installation « Sandy Effect » dans le cadre de l’exposition Natures Artificielles.

« Malachi Farrell aborde la Nature comme une construction mentale. La perception d'un moment d’apaisement qui dégénère inévitablement. L'installation offre à nos oreilles le doux balayage de l’écume sur le sable, le souffle du vent qui petit à petit se transforme, tournoie, devient violent jusqu'à la menace du cyclone... Panique. Le souvenir du choc suscité par l’ouragan Sandy balayant les rues de New York habite encore l’artiste , de l'expérience à sa traduction médiatique. Pour orchestrer cette partition indomptable, Malachi Farrell construit un ensemble de machines et de robots inspirés des dispositifs de sonorisation de pièces de théâtres des années 1800, puis utilisées au XXe siècle pour doubler les premiers dessins animés. E n utilisant ces mécanismes rudimentaires pour imiter la puissance des éléments naturels ,The Sandy Effect interroge les rapports ambiguës qu'entretiennent l’Homme et la Nature dans l’histoire des arts, des sciences et des technologies. »

"Digital Hug"
"Digital Hug" © Exit / GayBird
"Digital Hug"
"Digital Hug" © Exit / GayBird

GayBird

Leung Kei-Chuek aka GayBird est un musicien Hongkongais, il se donne pour mission de réinventer le monde musical dans lequel nous vivons. Comme un chimiste, il mixe et expérimente un assortiment de sons frais, d’outils et de visuels dans son laboratoire musical.

Il présente sa performance « Digital Hug » les 5 et 6 avril à 22h30. Digital Hug débute par la création de câlins numériques, sensation physique « liv » garantie ! Expérience hybride, cette performance numérique et musicale plonge le spectateur dans l’univers « electronica-geek » de l’artiste.

Son installation “When the Cloud is Low “ sera présentée dans le cadre de l’exposition Natures Artificielles.

«Quand on regarde à travers le hublot d’un avion, les nuages deviennent un océan. Lorsque l’avion les traverse, ils deviennent une couche vaporeuse. En étant séparé par le hublot, je me suis mis à imaginer le son des nuages. De retour sur terre, nous savons que les nuages sont des goutelettes liquides dans l’atmosphère. En utilisant une machine à fumée et de la projection video, je cherche à recréer cette expérience d’observation des nuages sans avoir à lever les yeux au ciel. Désormais, ils planent bas pour vous. Vous pouvez aussi écouter le son du nuage, sa transformation depuis l’eau, synchronisée avec des images... Et votre imagination. C’est un concerto de nuage.» GayBird

Les invités de Daniel Fievet

"Botched Dollies"
"Botched Dollies" © "Botched Dollies" / France Cadet
"Botched Dollies"
"Botched Dollies" © "Botched Dollies" / France Cadet

France Cadet

France Cadet est une artiste française née en 1971. Elle explore la robotique et les nouveaux médias. Son travail aborde de façon ironique diverses questions de la science qui font débat. Enseignant tout d’abord le volume puis la robotique au sein de l’école Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence (2000-2011), elle a maintenant rejoint The School of the Art Institute of Chicago en tant qu'Associate Professor & Chair of the Art & Technology Studies Department. Par ailleurs elle a donné depuis plusieurs années maintenant de nombreux stages sur la robotique.

Elle présente son installation « Botched Dollies » dans le cadre de l’exposition Natures artificielles.

« Cette installation fait suite à mes précédentes installations Dog[LAB]01 & Dog[LAB]02 qui s’intéressaient déjà aux expérimentations animales. Ces quatre nouveaux robots révèlent la face cachée de la recherche sur le clonage, dévoilant diverses pratiques de laboratoire tenues secrètes et divulguant nombre de leurs échecs ou essais ratés inhérents à l’achèvement du spécimen plébiscité. Le public est invité à observer ces quatre différentes "Botched Dollies", littéralement "Dolly ratées", nommées ainsi d’après la première brebis clonée, et en référence au terme "botched taxidermy" que Steve Baker utilise dans son ouvrage "The postmodern animal". Ces "Botched Dollies" incarnent les pathologies et effets délétères les plus caractéristiques du clonage et des principales manipulations génétiques communément utilisées dans l’élevage industriel. Certains animaux présentent ainsi des pathologies fonctionnelles ou malformations diverses, et ont de ce fait besoin de prothèses, orthèses ou de plâtres. Les robots sont ici non seulement un medium pour incarner ces préoccupations sur le clonage, mais aussi, le fait que ce soient des robots et qu’ils souffrent de pathologies animales, nous rappelle que plus les robots deviennent humains, plus ils semblent emprunts aux maladies et déviances humaines, défiant les rêves des trans-humanistes qui voyaient en la technologie un moyen de surpasser notre mortalité. » France Cadet.

"Hydrogeny"
"Hydrogeny" © Exit / Evelina Domnitch et Dmitry Gelfand
"Hydrogeny"
"Hydrogeny" © Exit / Evelina Domnitch et Dmitry Gelfand

Evelina Domnitch et Dmitry Gelfand

Dmitry Gelfand et Evelina Domnitch créent un environnement en immersion sensorielle mêlant physique, chimie et science informatique avec des pratiques philosophiques troublantes.

Ils présentent leur installation « Hydrogeny » dans le cadre de l’exposition Natures artificielles.

« Plus simple atome de la nature et à l’origine de toute matière, l’hydrogène nourrit les étoiles aussi bien qu’il intègre les molécules de ses descendants biologiques – auxquels il murmure les secrets de la réalité quantique. L’apparence terrestre la plus répandue de l’hydrogène se trouve dans la composition de l’eau. De légères perturbations électriques divisent l’eau en hydrogène et en oxygène, sous forme gazeuse, formant des nuages de bulles diaphanes s’élevant lentement à travers le liquide, jusqu’à la surface. Ainsi, le père fondateur de l’électrochimie postula que la masse des bulles libérées était directement proportionnelle au voltage utilisé, certains modes d’électrolyse libérant plus d’énergie qu'elles n'en utilisent. L’un de ces modes implique la double propriété de l’eau, réagissant aussi bien comme étant acide ou basique. Émanant d’un ensemble d’électrodes au fond d’un aquarium plein d’eau, des chapelets et des strates de bulles d’hydrogènes dessinent méticuleusement leur environnement. Un laser blanc numérise et illumine les trajectoires des bulles d’hydrogène. Chaque bulle frémissante se comporte comme une lentille et divise la lumière blanche en spectre de couleurs. »

"Kymapetra"
"Kymapetra" © Exit / Scenoscome
"Kymapetra"
"Kymapetra" © Exit / Scenoscome

Scenoscome

Les artistes Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt forment le duo Scenocosme. Ils mêlent art numérique interactif, musique et architecture afin de concevoir des œuvres évolutives et interactives originales.

Ils présentent leur installation « Kymapetra » dans le cadre de l’exposition Natures artificielles.

« Kymapetra est une installation interactive qui, par une approche artistique et poétique, s’inspire de diverses croyances. L’oeuvre est composée de 5 pierres disposées en demi-lune autour d’une vasque centrale remplie d’eau. Le spectateur, en posant sa main au-dessus d’une pierre, entre en résonance avec elle. Le frôlement corps/matière se transforme en vibrations sonores. Celles-ci deviennent visibles à la surface de l’eau en une myriade de vaguelettes. La propagation des vibrations acoustiques à la surface de l’eau dessine alors une composition géométrique constituée de creux et de ventres. Les figures varient en fonction des intensités du contact, de la personne et des pierres. »

Les invités de Perrine Malinge

"Persona"
"Persona" © Exit / Ivo Van Hove
"Persona"
"Persona" © Exit / Ivo Van Hove

Ivo Van Hove

Ivo Van hove est un metteur en scène belge né en 1958

Il présente à Créteil ses créations Après la répétition et Perosna .

Après le succès de Scènes de la vie conjugale et Cris et chuchotements , deux oeuvres bouleversantes d’Ingmar Bergman, le metteur en scène néerlandais Ivo van Hove confronte, lors d'une même soirée, deux nouvelles oeuvres de l’auteur. Après la répétition et Persona mettent en abîme la ligne ténue entre réalité et imagination, normalité et folie. Les deux explorent le rapport de l’art à nos sociétés. Comment l’art peut-il éclairer et modifier nos vies? Comme toujours Bergman traite ce thème avec la même intensité.

Après la répétition explore les relations étranges entre un metteur en scène pour qui le théâtre est tout et son actrice principale, dont la mère a entretenu une relation amoureuse destructrice avec lui.

Persona raconte le drame d’une actrice célèbre, subitement devenue muette au cours d’une représentation. Elle refuse désormais de parler, ne veut plus entendre parler de son métier. Fidèle à la beauté de sa ligne formelle, toujours d’une inventivité exceptionnelle, portée par des comédiens d’un charisme foudroyant, le trouble de la mise en scène d’Ivo van Hove tient surtout à sa sensibilité unique, son goût pour l’observation des errances humaines, sans compromission mais toujours si proche de la complexité de chacun.

"Talking Head"
"Talking Head" © Exit / Chris Haring
"Talking Head"
"Talking Head" © Exit / Chris Haring

Chris Haring

Chris Harding est un chorégraphe autrichien né en 1970.

Il présente sa création Talking Head effectuée dans le cadre de la Biennale de Danse Val-de-Marne avec la compagnie Liquid Loft.

« Talking head traite par la satire des processus d’identification, de l’exposition narcissique et décérébrée des individus sur la toile. Le chorégraphe autrichien Chris Haring et son équipe intègrent innovations technologiques sonores et visuelles au jeu des interprètes. Projetant les visages déformés et grotesques des danseurs sur écran géant, il les laisse composer, en direct, des sculptures textuelles dansées, une image sans cesse renouvelée d’eux-mêmes conçue à partir d’une simple webcam. Cette plongée humoristique dans de nouvelles réalités virtuelles constitue l’originalité artistique du projet d’autant qu’il propose cette vision de la surenchère des médias sociaux à travers un usage propre très original de la technologie. »

Evénement(s) lié(s)

Exit 2013

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Malachi Farrell

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Evelina Domnitch et Dmitry Gelfand

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