Vanessa Wagner en concert

VanessaWagner
VanessaWagner © Radio France

Vanessa Wagner donnera un récital le 10 mars au Théâtre de l'Athénée. Il s'agit du concert de présentation de la 35ème édition duFestival International Piano aux Jacobins, doyen des festivals de piano en France, qui propose une trentaine de récitals aussi bien avec des pianistes consacrés que des jeunes talents du 3 au 30 septembre dans le cadre privilégié du Cloître des Jacobins à Toulouse.

Le concert du 10 mars donnera un aperçu de son nouveau disque, qui paraît le 25 mars 2014 chez Aparte. Il est consacré à des œuvres de Ravel :« Ma Mère l’Oye », « Valses nobles et sentimentales », « Gaspard de la nuit » et « Pavane pour une infante défunte ».

Tous les ans le label InFiné organise son [Workshop ]() dans le cadre idyllique de la Carrière du Normandoux (Tercé, Poitou). En août dernier, Vanessa Wagner rencontrait le musicien mexicain Murcof pour un moment suspendu entre piano et machines avec Debussy, Satie, Morton Feldman, Ligeti ou Philipp Glass.

Philippe Druillet

Délirium
Délirium © Radio France

« Mon père était chef de la Milice dans le Gers. Ma mère et lui étaient des fascistes convaincus. En août 1944 — j’avais deux mois à peine —, ils se sont enfuis, bébé en bandoulière, d’abord à Sigmaringen, puis en Espagne. La voilà mon histoire. La voilà ma famille. La voilà ma jeunesse. Depuis trop longtemps, je vis avec les fantômes d’un passé qui me révulse. Aujourd’hui, j’ai décidé de tout envoyer valser et de ne plus rien cacher. »

Philippe Druillet a attendu soixante-dix ans pour faire face à son histoire et délivrer ses mémoires. Enfant, pour fuir son milieu familial, il s’inventait des mondes futuristes. Il est le génial créateur de la série de BD de science-fiction Lone Sloane . Explosif et sans complaisanceDélirium est paru en janvier aux éditions Les Arènes.

Son album La nuit , l'une des oeuvres les plus noires et les plus novatrices de la bd francophone est rééditée aux éditions Glénat. « En peinture, chaque fois qu’il arrivait à un artiste un drame pareil, il en faisait une sculpture, une peinture ou quelque chose. Dans la bande dessinée, ça ne s’était jamais fait à l’époque. J’ai donc perpétué la tradition, à la mémoire de cette femme que j’ai adorée et que j’aime encore aujourd’hui, à travers le support d’une bande dessinée. Je me suis dit que je faisais une folie, que j’allais être rejeté par le monde de la B.D. Pas du tout… C’est un des albums qui se vend le mieux »

__

Les liens

Philippe Druillet, le site officiel

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.