Miss Tic

CULTURE – L’artiste plasticienne présente à Paris son exposition «Les Uns et les Unes», pour laquelle elle s’est amusée à détourner avec humour les "unes" des magazines féminins et masculins…

miss tic
miss tic © Radio France / agnèsvarda

«Amour, gloire et Botox», «Le corps au régime ment», côté femmes. «Don d’orgasme», «Se taper un canon sans devenir un boulet», côté hommes. Depuis jeudi dernier et jusqu’au 20 octobre, à Montmartre, la galerie W s’est transformée en kiosque . Aux murs, des Unes des magazines Elle , Jalouse , Be , Glamour , Têtu , GQ , Men’s Health. Tous ont la même rédactrice en chef: l’artiste plasticienne Miss.Tic, qui s’est amusée à en revoir la ligne éditoriale, l’illustration, les slogans. Tout, en fait, sauf le titre.

«Un constat, pas une critique sociopolitique»

Depuis près de trente ans (1985), ses pochoirs des femmes font parler les rues de Paris. Des femmes séductrices et sexy, inspirées des images matraquées par les publicités, la mode, la presse féminine. Cette fois, l’inspiration est frontale. L’idée lui est venue «n’importe comment, comme toujours en création, lance l’artiste de 57 ans. En voyant un agrandissement d’une Une au dos d’un kiosque. C’était directement le format d’un beau tableau!»

Ses slogans – qu’elle «travaille beaucoup», car «ça me vient pas dans un café, en écoutant la bonne vanne de mon voisin»– sont piquants, bourrés de jeux de mots, provocants. «Etre l’objet du désir, pas sa chose.» On voudrait y lire un message. «Je l’ai pris comme une fantaisie, avec amusement, en sachant que je suis aussi lectrice de cette presse, affirme Miss.Tic. Je suis dans un constat, pas dans une critique sociopolitique, consumériste, pas du tout. Je ne suis pas là pour dire "On n’est pas toutes des poufiasses!"» Vraiment? Elle lance dans un rire: «Après s’ajoute à ça mon esprit!»

«Les gens ont peur. Et si ça ne plaît pas au boucher d’en face?»

S’il y a un message à retenir, il est ailleurs, glisse-t-elle: «Avec ce travail, je tire la presse féminine vers l’art plastique. Les médias parlent si peu de peinture. Certainement à cause des annonceurs.» Miss.Tic s’estime chanceuse: «On parle de moi parce que c’est spectaculaire, dans la rue.» Justement, la rue a-t-elle remplacé la galerie ? «Ce travail est très graphique, c’est fait pour la galerie. Je fais aussi des commandes. Mais les pochoirs dans la rue, je continue.» Mais avec autorisation, depuis qu’elle a été condamnée, en 1999, à verser près de 4.000 euros d’amende à un propriétaire.

http://www.missticinparis.com/

expo miss.tic
expo miss.tic © Radio France

Discodeine

Né des esprits tourmentés de Pilooski (ses fameux edits pour la maison Dirty ont marqué l’époque, il a également produit Tristesse Contemporaine, récemment Perez) et Pentile (pour mémoire Octet et France Copland c’était également lui), Discodeine a été fondé en 2007 par ces deux français bien déterminés à résoudre l’équation entre club music, Ennio Morricone, cérémonies vaudous et un amour immodéré pour les cuisines méditerranéennes. Le résultat : une poignée de maxis célébrés par les meilleurs djs (Busy P, Simian Mobile Disco, Ivan Smagghe, Ewan Pearson, Erol Alkan, Chloé, Prins Thomas, Mickey Moonlight…), des remixes extatiques pour Metronomy, Whomadewho, Mesparrow, Para One ou Arnaud Rebotini et un premier album éponyme porté par les hits Synchronize avec Jarvis Cocker et Singular avec Matias Aguayo qui les mènera en tournée aux quatre coins du globe durant l’année 2011. Après une année, cloîtrée dans une abbaye transformée en studio, Discodeine revient avec un nouveau single Aydin en forme de défi lancé à la face de Dieu (et d’avant-goût d’un nouvel album qui s’annonce épicé). Violons berbères, chant psyché, rythmique salace, innocence sacrifiée : il n’en faut pas plus à Discodeine pour retrouver ses instincts meurtriers. Aydin tue. La cérémonie peut commencer : Para One, Timothy J Fairplay et J Greenspan nous offrent déjà trois variations en forme de remixes de ce crime parfait.

discodeine 2013
discodeine 2013 © Radio France / éric beckman

Album SWIMMER : Sortie physique et digitale le 21/10/13 (Dirty/Pschent)

Discodeine acte II

Pilooski et Pentile adoptent la position du Swimmer pour nous entraîner en eaux profondes.Si leur premier opus éponyme draguait en compagnie de Jarvis Cocker ou Matias Aguayo les territoires hybrides de la pop et de l'électro pour en révéler des joyaux comme Synchronize ou Singular, leur second album nous plonge encore plus loin dans des abysses, où l'Orient et l'Occidentne font plus qu'un et où les digues entre genres ont définitivement explosés. Aux côtés de Mark Kerr au chant, Discodeine recompose une nouvelle Carte du Tendre sur laquelle les arrangements baroques n'ont pas peur de se frotter à l'évidente limpidité des compositions et où le duo continued'explorer la face cachée de la lune dans une série d'instrumentaux en suspension entre le dancefloor et la voie lactée.Au fond de la piscine, Discodeine a découvert l'existence de nouvelles créatures célestes.

site officiel de Discodeine

Fugue nocturne avec Perrine Malinge: ....balade dans une Nuit Blanche

avec Rosa Barba et son oeuvre "Fosse d'orchestre" sur le canal saint martin.Kristien Oppenheim et son oeuvre ""Où as tu dormi la nuit dernière" dans l'audiorium du siège du Parti Communiste FrançaiseDector & Dupuy pour leur "Sommeil des tumultes".et Hassan Khan "Composition for a public park" dans le parc de Belleville

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