Nasser

Après avoir braqué les plus grandes scènes et festivals avec leur électro rock incendiaire, Nasser livre un nouvel album tranchant et complexe. Boule à facettes sertie de verres pilés pour dancefloor sauvage !

Nasser / Album #7 (14/10/2013)
Nasser / Album #7 (14/10/2013) © Radio France

Efficacité des beats + urgence de l’électricité, Nasser bouscule les catégories : le deuxième album du trio Nicolas (chant/batterie)-Simon (guitares/claviers)-Romain (machines), renforce cette conviction. Le nouvel album # 7 est taillé pour la scène comme pour les dancefloors mais trouve surtout sa vérité dans une pugnacité authentiquement live. Nasser s’est révélé depuis quelques mois comme un véritable groupe de scène, plus assimilé au registre rock.

Quand Nico, Simon et Romain cherchaient à exposer tous leurs atouts sur le feu d’artifices que constitue le premier album (électro-rock mais aussi compositions plus pop), # 7 adopte un parti pris plus émotionnel, plus concentré même s’il est toujours porté sur les émotions fortes. L’urgence a laissé place à plus de musicalité, la furie joyeuse d’un Come On n’est pas oubliée mais l’humeur__ générale s’avère plus dépouillée, prend de l’ampleur sur des tempos plus mesurés, ce que résume bien l’étourdissant premier single The World is Ours

Puissant mais complexe, # 7 bénéficie de la science du studio de Jan Siebert alias Jan Driver, qui a mixé et masterisé l’album et lui assure un son à la fois compact et tranchant : le sorcier des machines basé à Berlin est réputé pour avoir exercé son talent d'azimutage sur les prods de Mr Oizo, Siriusmo, Modeselektor et Boys Noize. Autre collaboration précieuse : c’est le photographe Richard Bellia, son éternel Hasselblad argentique en main, qui a capturé les figures des plus grands artistes de ces 30 dernières années de Nirvana à Wu Tang Clan, qui a tenu à shooter les trois visages de Nico, Romain et Simon, traditionnellement alignés sur les pochettes de Nasser.

Nasser
Nasser © Radio France / Richard Bellia

Stéphane Ricordel

Après avoir vécu 17 ans à l’étranger (Algérie, Koweït, Libye), il poursuit ses études d’art plastique et de biologie cellulaire à Paris. Il commence le théâtre au cours Florent puis avec Claude Régy pour s’inscrire à l’école de cirque d’Annie Fratellini et partir sur la route à travers le monde.En 1992 il cofonde la Cie «les Arts Sauts» créée en 1993, 1575 représentations dans 57 pays, soit 15 années de nomadisme et d’aventure extraordinaires au sein d’un collectif de 35 personnes.Il co-dirige depuis mars 2009, avec Laurence De Magalhaes, le théâtre Monfort, un établissementculturel de la ville de Paris. Parallèlement Stéphane met en scène différents spectacles.

Stéphane Ricordel
Stéphane Ricordel © Radio France / DR

Le spectacle "Acrobates" au Théâtre Silvia Monfort jusqu'au 19 otobre puis en tournée...

Acrobates célèbre le rapport à l’apesanteur, au temps qui s’étire, au souvenir et à la vie. Ce spectacle parle d’humanité car au-delà même du mouvement, l’acrobate se dévoile, expose ses failles et se livre au public à livre ouvert. C’est une manière différente d’aborder l’espace, d’aborder la vie : une énergie, un jet d’adrénaline. Acrobates est une ode à la vie, à l’amitié, à la tendresse. Ce spectacle raconte le long et tumultueux voyage vers l’âge adulte. Deux silhouettes traversent des mondes oniriques et parallèles, un menhir, une forêt de fougères, une mangrove, une boîte noire avant de revenir à la lumière du jour. Un peu comme si les deux acrobates du spectacle, tombés dans un film de Miyazaki, devenaient les personnages d’une quête universelle. Voici une célébration de l’acrobatie qui démarre sur un deuil mais s’achève sur la naissance de deux interprètes dont l’énergie vitale nous transporte. Ils dansent l’acrobatie et la vie. Ici, la fiction et le réel se croisent. Acrobates est une partie de leur histoire.

spectacle acrobates
spectacle acrobates © Radio France / DR
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