Royal boudoir Orchestra

Yasmina Benbekaï et son invité Jano du Royal Boudoir Orchestra qui, outre une initiation au Ukulélé qu'ils proposeront, nous parleront du Festival Ukulélé Boudoir qui se tiendra au "Trois Baudets" à Paris 18ème, le 16 juin.

Festival ukulélé boudoir
Festival ukulélé boudoir © Radio France

Les événements 2010 et 2011 ont été un succès artistique et public : plus de 450 amis du ukulélé en 2010 et plus de 700 en 2011 ont pu se rencontrer, admirer, essayer ou acheter des instruments, s’initier ou se perfectionner, écouter des artistes nationaux et internationaux, jouer, échanger, partager leur passion... Samedi 16 juin 2012 sera la date dédiée au ukulélé dans la salle mythique des Trois Baudets : la fête annuelle du ukulélé parisien est lancée !

Petit résumé de l'édition 2001:


Manceau (avec live)

Tania de Montaigne reçoit le groupe originaire de Renne, Monceau pour nous parler de leur nouvel album Life Traffic Jams .

Manceau - Life Traffic Jams
Manceau - Life Traffic Jams © Radio France

Un premier album pop aux arrangements audacieux et réfléchis. Si la base est assurée par des guitares, souvent acoustiques en ce qui concerne les rythmiques, les sonorités de claviers sonnent bon le son des 80s. Voila pour la note nostalgique du projet. Un petit soupçon de disco dans le beat, histoire de faire balancer un peu les hanches. Le quatuor ayant un talent certains pour faire émerger des mélodies qui restent en tête (« Full-time job », « Lady Killer »), tous les ingrédients sont ainsi réunis pour faire de ce premier album un petit bijou pop festif et dansant parfaitement mis en sons par Xavier Boyer et Pedro Resende (membres de Tahiti 80). Avis pour cet été!

Retrouvez-les en concert:

_29 juin au Manège à Lorient

_1er Juillet aux Arts Borescences en Mayenne

_7 Décembre à l’Eden Festival à Lys lez Lannoy


Michel Dominici

Stéphane Roszewitch invite le réalisateur Michel Dominici pour son documentaire Madame la ministre qui sera diffusé le 18 juin sur France 3.

Résumé : Et si nos femmes ministres se racontaient ?

Le monde du pouvoir a changé. En 1986 encore, sur la photo du premier conseil des ministres de Jacques Chirac, on ne trouvait pas une seule femme. Aujourd’hui, des femmes ministres au gouvernement, c’est normal, voire obligatoire. Ce serait même plutôt un atout.

Le Président, clé de voûte des institutions de la Vème République, a un rôle d’impulsion majeur pour ouvrir ou fermer aux femmes les portes du pouvoir, prolonger ou remettre en cause le monopole masculin dans cette sphère. Mais ce fait du prince a nourri pendant longtemps, et parfois encore aujourd’hui, les soupçons de courtisanerie, affaiblissant plus encore la légitimité de leur compétence.

Leur rapport aux médias mais surtout l’éminence des postes qu’elles se sont mises à occuper les placent à présent au cœur des débats. Ministres de la Justice, de l’Economie, de la Défense, de l’Intérieur, elles se sont vues attribuer des fonctions qui jusqu’alors étaient réservées aux hommes, alors qu’elles ne se voyaient octroyer traditionnellement que des responsabilités qualifiées de « féminines », la santé ou l’éducation par exemple.

Ce film propose, à travers leurs témoignages, de nous faire découvrir l’envers du décor, les coulisses du pouvoir, version féminin.


Yassine “Yaze” Mekhanche

Rachid Djaïdani invite Yassine "Yaze" Mekhanche pour son livre LYFE

Yaze
Yaze © Radio France

Préface : On raconte que lorsqu’Alberto Giacometti annonça à André Breton qu’il allait reprendrele dessin d’après modèle, celui-ci s’exclama : « Une tête, tout le monde sait ce quec’est ! » On raconte aussi que Giacometti répondit : « Moi pas », et qu’il passa le restede sa vie à chercher de nouveaux critères pour le dessin du visage. Yassine « YAZE »Mekhnache lui aussi ne peint que des têtes. Mais, si Giacometti disait vouloir rendre« l’expérience de la vision d’une tête », il semble plutôt que Yaze souhaite donnerquelque idée – non anatomique – de son contenu. Il s’agit, le plus souvent, d’autoportraitssans ressemblance mais qui déclinent, sans doute, des états internes traversés parl’artiste. En observant attentivement chacune de ses toiles, on est saisi par un mouvementdialectique. La première impression est abstraite, c’est une harmonie des teintes etdes matières. La seconde est figurative : on distingue le contour d’une tête – parfoisles yeux, quelque chose comme une bouche, un front proéminent. Enfin, le dernierdegré de compréhension dépasse la simple sensation d’une harmonie esthétique et lareconnaissance des traits du visage : la tête se révèle prétexte à exprimer la tensionvisuelle et mentale entre le vide, le plein et le saturé, à restituer certains états d’excitation,de léthargie ou de rêveries phosphéniques hyper colorées. On se croit alors éloignéde la reconnaissance de la figure humaine, elle revient aussitôt, assortie de mille autresdétails – plaies, bêtes, oiseaux – comme finit toujours par se dessiner quelque formeconnue dans les fissures ou dans les nuages. Les matières mêmes qu’utilise Yaze rap-pellent les matières naturelles et les artisanats anciens : épais papier gorgé de boisou de chiffon, écorce de mûrier laquée en noir, toiles de coton, éponges, pastels auxcouleurs roses et ocres. Tout cela est assorti de quelques traits d’une extrême moder-nité : marqueurs corrosifs aux couleurs vives utilisés par les tagueurs, coulures, apparitionoccasionnelle de quelques mots griffonnés à la hâte. Ses derniers travaux exprimentbien ce lien entre tradition et modernité, avec leurs encres déversées sur des toiles decoton tissées par des brodeuses traditionnelles marocaines, qui ont traduit avec leursmotifs les formes vides, pleines ou semi-pleines dessinées au préalable par l’artiste surun modèle de papier calque. Un travail sur l’histoire personnelle et familiale traversel’œuvre de Yassine «Yaze» Mekhnache. La mémoire est comprise, non comme unehistoire écrite ou racontée, mais comme quelque chose de mental, vécu physiquement.Yaze s’efforce peut-être de peindre la mémoire, chaque souvenir est une monade, unede ces petites balles de sureau multicolores, souples et closes, qu’il peint inlassablementet qui semblent contenir chacune un souvenir ou une impression.


Jean-Paul Desroches

Alexandre Héraud sera avec Jean-Paul Desroches pour nous parler de l'exposition "Les séductions du palais, cuisiner et manger en Chine" qui se tiendra du 19 juin au 30 septembre au musée du Quai Branly à Paris.

Les séductions du Palais - Quai Branly
Les séductions du Palais - Quai Branly © Radio France

L'exposition : Les séductions du palais présente les traditions de table chinoises à travers une centaine d’objets provenant majoritairement du Musée national de Chine, partenaire de l’exposition, et complétés par une sélection d’oeuvres issue du musée des arts asiatiques Guimet.

Processus civilisateur en marche depuis quelques 7 000 ans, cuisiner et manger en Chine ne peut se limiter à la simple chronique d’un comportement quotidien étayé par un lot d’objets, car au-delà du miroir du temps transparaît une chaîne impressionnante de découvertes, d’implications, d’approfondissements… Il suffit pour s’en rendre compte d’évoquer la vaisselle au fil des âges : vaisselle en poterie néolithique, bientôt métamorphosée en bronze sous les trois premières dynasties royales (2e et 1er millénaires avant notre ère), convertie en laque (à partir du 3e siècle av. J.-C.), puis en vaisselle d’or et d’argent sur les tables des palais des Tang (618-907) avant que ne triomphe définitivement la délicate porcelaine sous les Song (960-1278).

L’exposition se développe en 2 temps principaux : une première séquence, à dominante historique, plante le décor tout en saisissant le phénomène dans les principales étapes de son développement chronologique à travers les différents types de vaisselle, les diverses inventions (dont celle des pâtes alimentaires et l’introduction du thé), les nombreux aliments et préparations, etc. ; un second mouvement livre une approche différente de la cuisine chinoise, dans son déploiement géographique.


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