Valérie Mréjen

Tania de Montaigne sera avec l'écrivaine Valérie Mréjen pour nous parler de la sortie de son roman Forêt Noire aux éditions P.O.L.

Forêt noire - Valérie Mréjen
Forêt noire - Valérie Mréjen © Radio France

Résumé : C'est un livre sur les fantômes qui habitent la mémoire. Le texte est un inventaire incomplet de quelques histoires et récits de disparitions qui reviennent avec familiarité, et une certaine régularité, des gens que Valérie Mréjen a connus ou dont on lui a parlé. Il y a aussi une promenade en compagnie d'une revenante dans les rues de Paris, mais les retrouvailles s'avèrent impossibles à cause du temps passé et du trop grand décalage entre elles. Valérie Mréjen a écrit ce texte en se référant notamment aux débuts d'épisodes de la série Six Feet Under (qui est d'ailleurs citée à un moment) et aussi à une phrase de Mirelle Havet dans son journal de 1918 : « ... et je suis pleine de morts comme une crypte, pleine de souvenirs et de rêves... » Forêt noire s'inscrit dans la continuité des précédents livres de Valérie Mréjen, avec peut-être une inflexion plus romanesque.


Mina Agossi

Elodie Maillot invite la chanteuse franco-béninoise Mina Agossi qui jouera deux titres en live pour les auditeurs d'Ouvert la nuit. Ce sera l'occasion de découvrir son nouvel album Red Eyes .

Mina Agossi - Red Eyes
Mina Agossi - Red Eyes © Radio France

Deux ans après Just like a Lady , son premier album pour Naïve Jazz, Mina Agossi nous présente Red Eyes , et nous démontre encore une fois qu’elle n’est pas une artiste comme les autres. La chanteuse franco-béninoise n’a jamais caché son amour le blues et le rock, comme en témoignent ses reprises, toujours surprenantes, des grands noms de la musique anglo-saxonne (Jimi Hendrix ou plus récemment les Beatles). Avec Red Eyes , elle exprime toute sa dimension de blueswoman, accompagnée d’une nouvelle formation à deux guitares et du légendaire Archie Shepp, qui l’a toujours soutenue.

Mina Agossi en concert :

16 juin : Vignola Jazz Festival, Vignola

24 juin : Montreuil Pulsations, Montreuil

31 Juillet : Crest Jazz Vocal, Espace Soubeyran à Crest

28 Septembre 2012 au Jazz Club de Villeneuve la Garenne

30 Novembre 2012 au Trianon Transatlantique à Sotteville-lès-Rouen


Antoine de Baecque

Stéphane Bou reçoit le critique de cinéma et de théâtre Antoine de Baecque pour parler de son Dictionnaire de la pensée du cinéma qui sort aux éditions P.U.F.

Dictionnaire de la pensée du cinéma - Antoine de Baecque
Dictionnaire de la pensée du cinéma - Antoine de Baecque © Radio France

Résumé :

Ce dictionnaire inaugure une approche inédite du cinéma. Il invite à penser par le septième art, instruit par ce que Jean-Luc Godard a su concentrer dans une de ses formules balancées dont il a le secret : « Le cinéma est une pensée qui prend forme, une forme qui pense. » Formule revendiquée comme modèle pour imprimer à ce travail collectif son orientation profondément novatrice et lui donner pour titre, tel un manifeste, Dictionnaire de la pensée du cinéma .

À travers près de 400 entrées rédigées par plus de 70 spécialistes, le Dictionnaire de la pensée du cinéma projette en autant de courts essais stimulants cette place centrale du film dans notre compréhension du monde. Réalisé sur l’écran croisé de diverses disciplines (histoire, philosophie, psychanalyse, psychologie, sémiologie…), s’adresse autant aux cinéphiles qu’aux cinéphobes, cet ouvrage est un magistral clin d’œil à l’ouverture de la pensée du cinéma. Trois index (Nominum, Rerum, Films) permettent au lecteur-spectateur de visionner toute la richesse de cet ouvrage novateur.


Mérédith Monk

Aurélie Sfez nous fera le portrait de la chanteuse, performeuse américaine Méredith Monk qui jouera au musée du Louvre le 18 mai accompagnée du Vocal Ensemble Quartet pour un concert de deux heures.

Incomparable artiste de la voix, compositrice, performer, cinéaste, Meredith Monk compte parmi les figures majeures de la scène post-minimaliste américaine. L’œuvre de Meredith Monk s’impose dès le milieu des années 60 par une démarche interdisciplinaire qui développe conjointement l’exploration du son, de la voix (chuchotements, cris, grognements, sanglots, chant diphonique...), du mouvement corporel et de l’image. Ses techniques de jeu étendues, qui usent de la voix comme d’un instrument, sont l’élément constructif, à partir duquel se tisse une nouvelle expérience perceptive.


Jean-Louis Gouraud

Alexandre Héraud sera avec Jean-Louis Gouraud pour son livre Le Péregrin émerveillé paru chez Actes Sud à propos du voyages à cheval qu'il a fait à cheval en 1990 entre Paris et Moscou.

Dans le mensuel La Revue du mois de mai, retrouvez un article qui relate ce voyage: "Un homme nommé cheval".

Jean-Louis Gouraud - Le Pérégrin émerveillé
Jean-Louis Gouraud - Le Pérégrin émerveillé © Radio France

Résumé : C’était il y a vingt ans, c’était il y a un siècle. Le 1er mai 1990, Jean-Louis Gouraud quitte la région parisienne avec deux chevaux - deux trotteurs français -, Prince de la Meuse et Robin. Il emporte avec lui très peu de bagages, mais quantité de papiers - permis, visas, certificats vétérinaires, sanitaires et douaniers - car il doit franchir de nombreuses frontières : traverser les deux Allemagne, la Pologne et pénétrer, enfin, en URSS. Premier “Occidental” autorisé à entrer à cheval en Union Soviétique, il arrive à Moscou le 14 juillet 1990 après un parcours de 3 333 kilomètres en soixante-quinze jours, soit en moyenne 45 kilomètres par jour ; sinon un record, au moins une performance. Arrivé à destination et comme il s’y était engagé, il offre ses deux chevaux à Mikhaïl Gorbatchev qui lui avait personnellement autorisé son passage en ces terres - mais les reprend rapidement, dans des conditions quelque peu rocambolesques, dès que ce dernier est renversé pour laisser place à Boris Eltsine. En vingt ans, Jean-Louis Gouraud a souvent refait le voyage - pas toujours à cheval - et revu ceux qui l’ont accueilli lors de son premier parcours. Certes, rien n’est plus comme avant : l’Allemagne a été est réunifiée, la Pologne intégrée à l’Union européenne, l’URSS remplacée par des républiques qui ne croient plus au communisme et pas tout à fait encore au libéralisme. Mais qu’est-ce qui a vraiment changé ? Les nombreuses notes prises par Jean-Louis Gouraud au cours de ses allers et retours vont bien au-delà de l’anecdote. Il ne s’agit pas ici du simple récit d’un exploit équestre, mais du portrait équestre d’un empire. Histoire, littérature, élevage, religion : rien n’échappe à la curiosité du globe-trotter, qui alimente ainsi sa réflexion sur un voyage dans le temps et l’espace. Après avoir sillonné en tous sens les immensités russes, de la Carélie à la Bouriatie, de la Volga au Baïkal, de la Kalmoukie à la Lakoutie, pour y voir, toujours, des chevaux, Jean-Louis Gouraud rend ici hommage à l’un des plus grands nouvellistes russes, Nicolas Leskov, auteur d’un chef-d’œuvre connu en France sous le titre du Vagabond enchanté, qu’il aurait préféré voir traduit autrement : Le Pérégrin émerveillé, par exemple. Ses pérégrinations, en tout cas, l’ont amené à s’intéresser à d’autres pérégrins, dont le plus illustre est le sulfureux Raspoutine, dont il a découvert un texte étrange qui, curieusement, n’avait jamais été traduit, et dont il donne ici la primeur.


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