• Les chroniques d'Elizabeth Quin , Aurélie Sfez et Daniel Fievet

Elizabeht Quin invite l'ex-mannequin vedette d'Yves Saint Laurent, Violetta qui nous présentera la rétrospective du photographe dont elle fut le modèle: Helmut Newton . Le Grand Palais organise en l'honneur de ce photographe allemand qui a créé une partie majeure de son oeuvre en France, une exposition qui se tiendra du 24 mars au 17 juin.

Helmut Newton - Grand palais
Helmut Newton - Grand palais © Radio France

Aurélie Sfez reçoit le musicien, compositeur, producteur Thomas Bloch qui jouera en live pour les auditeurs de l'émission. Si les ondes marthenot, le glassharmonica, le cristal Bachet et le waterphone ne vous disent rien, ce sera l'occasion de découvrir ces instruments rares dans la pratique desquels, la dextérité de ce troisième invité n'a pas d'égal.

Pour sa chronique sciences et culture, et pour rester dans l'actualité des expositions qui se tiennent en ce moment sur Paris, Daniel Fievet nous parlera de "Beautés animales" qui se tiendra aussi au Grand Palais jusqu'au 16 juillet. Rassemblant des œuvres allant de la Renaissance jusqu’à l’époque contemporaine, cet événement est un hymne à l’animal. Tableaux, photographies et statues ne représentent que lui. Lui seul. L’art animalier est cependant aussi une façon de s’interroger sur les rapports entre les hommes et les bêtes

Beautés animales - Grand Palais
Beautés animales - Grand Palais © Radio France

A l'occasion de l'exposition, Arte Editins propose un documentaire d'Alain Jaubert qui explore le lien entre art et science, entre curiosité de l'animal et fascination opur sa beauté, à travers des oeuvres majeurs de l'exposition.

Beauté animale - documentaire arte
Beauté animale - documentaire arte © Radio France
  • L'invité de Tania de Montaigne

Tania de Montaigne sera en compagnie du réalisateur, scénariste et acteur français Jean-Henri Meunier pour la sortie de son film Y'a pire ailleurs . Originaire du village de Najac dans l'Aveyron, il y a tourné une trilogie dont Y'a pire ailleurs est le troisième volet. Chronique du quotidien d'un petit village, entre douceur de vivre, bon voisinnage et folie ordinaire, le charme de ce documentaire opère dans une atmosphère foutraque et généreuse.

Y'a pire ailleurs - Jean-Henri Meunier
Y'a pire ailleurs - Jean-Henri Meunier © Radio France

Synopsis :

A Najac, on vit libre, on bricole et on transforme tout ! Le voisin répare la voiture du voisin, le retraité fait office de psychologue, le chef de gare déguste un Paris-Brest, la pêche devient un exercice de haute voltige et un clown surgit là où on attendait un train. Nous sommes en 2001 et, à l’autre bout du monde, deux avions percutent deux tours. A Najac, on s'indigne et on compatit, puis l’existence reprend son cours à coup de gestes simples et d’élans solidaires. L’amitié s’y dresse en rempart contre la solitude et le café fumant a un sacré goût de réconfort. Octobre 2008, l’hiver frappe à la porte du petit village de l’Aveyron et M. Sauzeau, mécanicien génial au cœur bien huilé, disparaît… Alors le rêve d’une vie se disperse, pour engendrer d’autres vies, d’autres rêves.

  • L'invité d'Alexandre Héraud

Alexandre Héraud reçoit l'écrivaine d'origine rwandaise Scholastique Mukasonga et nous propose un retour sur les pages les plus sombres de l'histoire du pays des 1000 colines. Ce sera pour nous aussi l'occasion de découvrir le dernier ouvrage de Scholastique : Notre dame du Nil paru chez Gallimard le 1er mars dernier ainsi que La femme au pieds nus , paru en 2008 mais réédité ce mois-ci en folio.

La femme aux pieds nus - folio - Scholastique Mukasonga
La femme aux pieds nus - folio - Scholastique Mukasonga © Radio France

Résumé de La femme aux pieds nus

Scholastique Mukasonga a écrit ce livre en mémoire de sa mère Stefania massacrée par les Hutu. Chaque chapitre est consacré à un sujet bien précis : le sorgho, les petits remèdes « maison », le pain, le mariage de son frère Antoine et les conseils que donnait Stefania aux jeunes filles en âge de se marier – car la mère de Scholastique était une « marieuse » réputée –, les séances d’épouillage du dimanche… À ces souvenirs du paradis perdu se mêlent d’autres images plus terribles, celles de la déportation – les Tutsi sont qualifiés de personnes « déplacées » –, l’anxiété perpétuelle de Stefania qui essaie de repérer des cachettes sûres pour ses enfants, les irruptions régulières de la soldatesque ivre, et il n’est pas jusqu’à la définition de la beauté selon les Tutsi – « un petit nez » – qui ne rappelle le génocide : « ce petit nez qui décida de la mort de tant de Rwandais »… Comme dans son livre précédent, Inyenzi, Scholastique Mukasonga raconte le génocide avec une grande sobriété mais aussi beaucoup de précision, et même de poésie dans l’évocation des temps heureux où, malgré la peur et les privations, la mère était encore là.

Notre dame du Nil - Scholastique Mukasonga
Notre dame du Nil - Scholastique Mukasonga © Radio France

Résumé de Notre dame du Nil

Au Rwanda, un lycée de jeunes filles perché sur la crête Congo-Nil, à 2 500 mètres d'altitude, près des sources du grand fleuve égyptien. Les familles espèrent que dans ce havre religieusement baptisé Notre-Dame du Nil, isolé, d'accès difficile, loin des tentations de la capitale, leurs filles parviendront vierges au mariage négocié pour elles dans l'intérêt du lignage. Les transgressions menacent au cœur de cette puissante et belle nature où par ailleurs un rigoureux quota 'ethnique' limite à 10 % le nombre des élèves tutsi. Sur le même sommet montagneux, dans une plantation à demi abandonnée, un 'vieux Blanc ', peintre et anthropologue excentrique, assure que les Tutsi descendent des pharaons noirs de Méroé. Avec passion, il peint à fresques les lycéennes dont les traits rappellent ceux de la déesse Isis et d'insoumises reines de Candace sculptées sur les stèles, au bord du Nil, il y a trois millénaires. Non sans risques pour la jeune vie de l'héroïne, et pour bien d'autres filles Prélude exemplaire au génocide rwandais, le huis clos où doivent vivre ces lycéennes bientôt encerclées par les nervis du pouvoir hutu, les amitiés, les désirs et les haines, les luttes politiques, les complots, les incitations aux meurtres raciaux, les persécutions sournoises puis ouvertes, les rêves et les désillusions, les espoirs de survie, fonctionne comme un microcosme existentiel fascinant de vérité, décrit d'une écriture directe et sans faille.

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Thomas Bloch

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