• Les chroniques de Yasmina Benbekaï , Stéphane Roszewitch et Rachid Djaidani

Stéphane Roszewitch invite le grand reporter, réalisateur de documentaires Diego Buñuel pour la sortie ce mois-ci de son documentaire : Boomerang, la puce à l'oreille . Il s'agit d'un reportage de quatre-vingt-dix minutes réalisé avec trois autres journalistes sur les effets dévastateurs de la fabrication des téléphones portables. "C’est une course à travers le monde, dans laquelle on propose aussi des solutions", si on parvient à éveiller les consciences, c’est déjà ça." Cet objet que l'on transporte avec nous 24 heures sur 24, dont on ne connaît pas encore très bien les effets nocifs, est surtout dangereux pour ceux qui le fabriquent. Des mines du Congo aux usines-dortoirs en Chine, l'extraction puis le parcours des matières premières, mais aussi des composants ou du produit fini est un véritable chemin de croix pour ceux qui l'empruntent.

boomerang, la puce à l'oreille
boomerang, la puce à l'oreille © Radio France

Yasmina Benbekaï reçoit les créateurs de mode Xuly Bët et Sakina M'sa pour nous parler du festival Patchwork à la Goutte d'or (tissus, mode et musique) qui se tiendra du 3 au 8 avril à la Goutte d'or dans le 18e arrondissement. Ce festival est un temps fort pour le quartier de la Goutte d'Or qui mobilise ses habitants sur un thème choisi en rapport avec l'histoire du territoire. Cette année, la Salle Saint-Bruno (SSB), l'Institut des Cultures d'Islam (ICI), la Bibliothèque de la Goutte d'Or et le Centre musical Fleury Goutte d'Or-Barbara (Centre FGO-Barbara) vous proposent une réflexion sur le thème du "tissu".

Patchwork à la Goutte d'or (tissus, mode et musique)
Patchwork à la Goutte d'or (tissus, mode et musique) © Radio France

Rachid Djaidani nous parlera de la sortie du film Hunger games de Gary Ross.

Hunger Games - Gary Ross
Hunger Games - Gary Ross © Radio France

Synopsis

Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les "Tributs" - concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s'être rebellée et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. L'unique survivant est déclaré vainqueur.

La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n'est plus désormais qu'une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l'arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l'amour...

  • L'invité de Tania de Montaigne

Tania de Montaigne nous propose de rencontrer et d'écouter les artistes de rumba congolaise Modogo Abarambwa et Sam Tshintu à l'occasion de la sortie de l'album Black Bazar , produit et inspiré par Alain Mabanckou . Les deux artistes ont accepté le pari que leur proposait Alain Mabanckou : revenir aux sources de la rumba ; évacuer les machines et les programmations qui ont envahi la musique congolaise (et africaine) actuelle au point de la dénaturer. En somme revenir à une musique certes faite pour danser, mais que l’on prend plaisir à écouter.

Black Bazar
Black Bazar © Radio France
  • L'invité d'Alexandre Héraud

Alexandre Héraud nous propose de rencontrer l'écrivain d'origine congolaise, Alain Mabanckou dont l'ouvrage, Le Sanglot de l'homme noir est sorti récemment chez Fayard. L'auteur y revisite les thèmes de la négritude, de la condition de l'homme noir, son identité, à l'heure de la mondialisation et du brassage des cultures.

Le sanglot de l'homme noir - Alain Mabanckou
Le sanglot de l'homme noir - Alain Mabanckou © Radio France

Résumé:

Je suis noir, et forcément ça se voit. Du coup les Noirs que je croise à Paris m’appellent « mon frère ». Le sommes nous vraiment ? Qu’ont en commun un Antillais, un Sénégalais, et un Noir né dans le Xème arrondissement, sinon la couleur à laquelle ils se plaignent d’être constamment réduits ? J’oublie évidemment la généalogie qu’ils se sont forgée, celle du malheur et de l’humiliation – traite négrière, colonisation, conditions de vie des immigrés... Car par-delà la peau, ce qui les réunit, ce sont leurs sanglots. Je ne conteste pas les souffrances qu’ont subies et que subissent encore les Noirs. Je conteste la tendance à ériger ces souffrances en signes d’identité. Je suis né au Congo Brazzaville, j’ai étudié en France, j’enseigne désormais en Californie. Je suis noir, muni d’un passeport français et d’une carte verte. Qui suis-je ? J’aurais bien du mal à le dire. Mais je refuse de me définir par les larmes et le ressentiment.

Les liens

Black Bazar, le blog d'Alain Mabanckou

Les références

L'équipe

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