Musique autourd'Aurélie Sfez

electro bamako
electro bamako © radio-france

Electro Bamako

Né de la toute nouvelle collaboration entre un Puriste Musicologue, un chanteur du cru et un Réalisateur Français briseur de frontières le nouvel Electro Bamako célèbre la musique Malienne dans ce qu'on peut imaginer de plus puissant, une "Transe Psychédélique sur du Rock assisté par ordinateurs mêlée à des instruments traditionnels", on y est, enfin presque, ajouter que le projet a été réalisé à New York dans le quartier (Williamsburg) de "TV on the Radio" et des "Yeah yeah yeah's", actualité d'un projet chaud comme de la braise. Paul Sidibé, chanteur, musicien réputé pour être un virtuose du Kaméle n' goni (il a accompagné Nawa Doumbia, Salif Keita...) sorte de Marvin Gaye Malien, chanteur "Lover" comme on dit en Jamaïque, ce natif de Kita manie ses instruments avec la dextérité d'un maitre Peul tout en racontant des histoires de Poète, avec humour et sourires de circonstance.... Damien Traini, élève des maitres Djembefolas (Karim Coulibaly ou Ibrahima Sarr...) il connait l'histoire par coeur ayant "passé du temps" là-bas, au Kaméle n' goni ou au Djembe, trafiqueur de sons, c'est aussi quelqu'un qui excelle dans un environnement Logic Audio, le Brian Eno de l'histoire.... Marc Minelli, arrangeur & réalisateur, guitariste, a grandi au son des Talking heads et d’un rock sophistiqué en général, son approche « world » s’est forgée sur des rencontres (Mamani Keïta, Ernest Ranglin, Amadou et Mariam....) et sur une découverte tardive mais passionnée du Jazz mêlée à une connaissance approfondie des machines, il a passé le plus clair de son temps ces dernières années dans des studios ou sur scène dans un registre proche de la performance, construisant chaque projet en architecte futuriste.

Concerts :

25 Mai: Paris "La bellevilloise"27 juillet: Lourmarin 84 Festival Sun'art

alba lua
alba lua © radio-france

Alba Lua

Alba Lua, l’aube et la lune. Aux punchlines faciles sur l’ombre et la lumière, les quatre rockeurs bordelais préfèrent le clairobscur,officier en zone libre, à mille lieux de la fameuse scène rock bordelaise, entre riffs cinglants et douces mélodies,plutôt pancho péruvien que perfecto, la nonchalance en guise d’urgence. Hors cadre assurément. A tel point que nos hobosde Bordeaux n’ont pas fini de courir le monde. Bluffés par leur première maquette, les organisateurs des plus grandsfestivals internationaux (South by SouthWest, Canadian Music Week...) se sont rués sur le groupe révélation de l’année2013.

Passionnés de musiques de film, les quatre pistoleros multiplient les clins d’oeil aucinéma, comme leur chanson «Permanent Vacation», titre du premier film de Jim Jarmusch (un éloge aux anti-héros et auxvagabonds urbains, tiens donc...), ou leur morceau «Ballad of John Merrick», tiré de leur EP sorti en 2010.

En 2011, Alba Lua décide de graver sur disque ses rêveries et s’immerge deux mois dans les studios de Joakim Bouaziz(musicien, producteur, dj, et créateur du label Tigersushi), à Paris. Il en ressort avec Inner Seasons, un premier albumcaptivant. Mélange de rock fifties et de pop onirique, le groupe dépoussière résolument les genres : guitare Gretschcinglante, louches de réverbe «pour créer un flou artistique et une impression diffuse», chant d’homme-sirène et refrainsdansants, les saisons intérieures d’Alba Lua se gorgent de lumière. Coucher de soleil safran sur «Roots», une divagationpsychédélique qui n’est pas sans rappeler le «The end» des Doors, un briquet en guise de bottleneck pour donner un sonde sitar à la guitare. Sublime et loufoque. Soleil de midi écrasant sur «Clandestines», un manifeste foutraque et libertairefaçon Tarantino ; ciel nuageux sur «Nobody’s child», une reprise rock garage d’une chanson populaire gasconne, avantl’éclaircie de l’hypnotique ballade psyché-folk «Barbarism», dans laquelle Clem Alptraum, en doublant sa voix, s’invite àCentral Park, sur scène avec Simon & Garfunkel.

1er album est sorti le 6 mai 2013.

Concerts :

17 avril - Café Pompier (Bordeaux) avec The Growlers17 juin - POINT EPHEMERE (PARIS) 5 juillet - Fest Faraday (SPAIN) 6 juillet - Hop Farm Fest (UK) 19 juillet - Benicassim Fest (SPAIN)11 août - Baleapop Fest - Bidart (64)

La chronique de Yasmina Benbekai

kerry James
kerry James © radio-france

Kery James ,

Kery James autrefois appelé Daddy Kery (dans le groupe Ideal J), est un rappeur français né le 28 décembre 1977 aux Abymes, en Guadeloupe, de parents haïtiens. Il effectue le début de sa scolarité dans les Yvelines et est placé dans une famille d'accueil.

Kery James, de son vrai nom Alix Mathurin, naît le 28 décembre 1977 aux Abîmes, en Guadeloupe de parents haïtiens.

A l’heure du streaming, du MP3 et des records de vue sur youtube, cela mérite d’être souligné : depuis ses débuts, KeryJames réalise des albums. Pas de collections de titres disparates, mais des oeuvres construites, portées à chaque fois un enjeufort et reflétant l’état d’esprit de leur auteur au moment de leur conception. « A l’Ombre du Show-Business » le voyait faire lepasser son message à une autre échelle, collaborer avec Charles Aznavour, et créer l’hymne conscient « Banlieusards ».« Réel », en 2009, marquait son retour à un rap nerveux, épidermique, qui poussait la maîtrise technique à son paroxysme.

Encore aujourd’hui, Kery James demeure un des rares rappeurs français à prendre le public à témoin de son évolution. Ici,il assume sa face lumineuse avec « Love Music », hommage aux femmes de sa vie (sa femme, sa mère, sa fille). D’ailleurs, celuique l’on surnomme « Kery James le Mélancolique » reste fidèle à lui-même et ne peut s’empêcher de glisser sa douleur dansses déclarations d’amour. « Je t’ai dans le sang, je t’aime en hémorragie », y rappe-t-il dans « Love Music » pointant l’aspectdouloureux d’une vie demandant des efforts constants pour être pleinement vécue.

Aujourd’hui, après une tournée acoustique triomphale en 2012 (dont trois semaines consécutives aux Bouffes du Nord) pour célébrer ses 20 ans de carrière.

Concerts :

01/06/13 SAINT ETIENNE (42) / Paroles Et Musiques09/06/13 MAUBEUGE (59) / Folies12/06/13 CAEN (14) / Cargö13/06/13 NANTES (44) / Stereolux14/06/13 CENON (33) / Rocher De Palmer28/06/13 BRUXELLES (BE) / Couleur Cafe29/06/13 PARIS (75) / Solidays06/07/13 BELFORT (90) / Eurockeennes22/07/13 JUAN (06) / Summer Golfe Festival

"La Pastille Nocturne" Cannoise de Baptiste Etchegaray

vie d adèle
vie d adèle © radio-france

Jour 4 :Des Français et un Québécois

Sans cocorico, force est de constater que le cinéma français triomphe cette année à Cannes, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes lorsqu'on sait la crise financière (et morale, cf les polémiques Depardieu, Maraval etc...) qu'il traverse. Abdellatif Kechiche fait chavirer la Croisette avec sa "Vie d'Adèle", grande favorite pour la Palme d'or, quand Alain Guiraudie devrait repartir avec sa (désormais) fameuse Queer Palm... Et les jeunes dans tout ça ? Ils sont partout, cultivent l'art de la débrouille pour faire leurs films sans argent mais avec 1000 idées à la seconde. Plus bel exemple, "La Fille du 14 juillet" d'Antonin Peretjako, joyeux manifeste anar où les Pieds Nickelés tutoient Godard. La rebelle attitude, on la retrouve aussi dans le délicieux accent québécois de l'acteur Gabriel Arcand (frère de Denis) qui irradie "Le Démantèlement", de Sébastien Pilote. Pastille nocturne 100 francophone...

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