Laurent Lamarca

Dès le deuxième morceau de son album Nouvelle Fraîche, Laurent Lamarca donne le ton : si la chose est un premier disque, façonné en home-studio avec son plus fidèle acolyte Victor, elle fait suite, déjà, à un parcours riche en épisodes et rebondissements. La chanson se nomme J’ai laissé derrière moi. Derrière Laurent Lamarca, il y a des tas de choses, de gens et d’époques. Une enfance heureuse « au bord des vergers » en banlieue lyonnaise, passée à construire des cabanes, s'émerveiller devant les oiseaux, apprendre la clarinette. Des après-midis dans le garage de son père musicien, transformé en home-studio: c’est là que retentirent les notes de son premier groupe. Derrière Laurent toujours, il y a d'ailleurs une adolescence placée sous le signe de la musique, partagée entre les groupes de rock à guitares héritées de Noir Désir et les projets trip-hop. "J’ai découvert Portishead avec le titre Glory Box sur la B.O. de Chacun cherche son Chat. J’ai adoré et j’ai d’emblée acheté le disque. Au départ, je trouvais les autres morceaux bizarres. Vite, je n’ai plus écouté que ça et j’ai voulu développer un projet qui irait dans ce sens." Portishead rime avec Radiohead: ça tombe bien, Laurent place aussi la bande de Thom Yorke, pour l’expérimentation et l’audace sonore, dans son panthéon pop.

Laurent Lamarca
Laurent Lamarca © Radio France / DR

Séduit par le talent de Laurent, un éditeur parisien propose au jeune homme d’écrire des chansons pour les autres. Après moult hésitations, Laurent accepte le défi et prend le chemin de la capitale. Un nouveau départ qui prend aussi des allures de retour à la case départ: « Je revenais à ce que je faisais au début : de la variété. Mais j’étais plus riche: entre temps, j’étais passé par plusieurs phases, plusieurs genres, plusieurs époques. » Encouragé par ses proches, le jeune homme décide de revenir à un projet personnel et de chanter sous son propre nom.

Le musicien veut raconter des histoires avec une guitare- « comme du Bob Dylan en français ». Solo donc, mais pas tout seul pour autant : Laurent est ouvert, il aime les rencontres, se nourrit des collaborations. Il travaille donc avec l’auteure Helene Pince, collaboratrice de Bertrand Burgalat ou Luce. Pour soigner les arrangements, il convie son ancien acolyte Victor. Au mix, il fait appel à l’omniprésent Julien Delfaud (Revolver, Keren Ann, Phoenix). De ces rencontres naîtront Nouvelle Fraîche, un premier disque à l’écriture sensible et au vaste champ musical, qui apparait comme le trait d’union entre les projets passés du monsieur. "J’aime bien l’idée d’être à mi- chemin entre Souchon et MGMT" résume l’intéressé avec humour.

En concert le 8 octobre aux 3 baudets (Paris), le 10 à Brest, le 11 à Frossay...

Plus d'informations sur son site officiel.

En 2004, Mehdi Ben Cheikh ouvrait la galerie Itinerrance dans le 13ème arrondissement parisien, un lieu consacré à l’art urbain.

Mehdi Ben Cheikh
Mehdi Ben Cheikh © Radio France / DR

Après des études universitaires à la Sorbonne, et une expérience d’enseignement en Arts plastiques, il a eu l’idée de concevoir un lieu où monter des expositions. Le choix de l’art urbain, qui réinterroge la raison d’être de la pratique artistique, était une évidence. Comme tous les grands courants, il subit beaucoup de refus, de mépris… Ce n’est qu'en ce XXIème siècle qu’il commence à être accepté, et non sans quelques réticences, car ses pratiques bouleversent les stratégies créatrices usitées, ce qui explique que peu de galeries s’y engagent exclusivement.

Le statut de galeriste change avec les mouvements. Le street art a bouleversé les critères esthétiques, l’artiste a changé ses modes de vie. Le rôle de galeriste n’est plus de découvrir un artiste au fond d’un atelier. Les artistes aujourd’hui sont déjà des stars sur Facebook avec 200'000 ou 300'000 fans. C'est donc au galeriste de donner à l’artiste ce dont il a le plus besoin, à savoir la possibilité d’intervenir autrement dans la rue, sur de plus grandes surfaces ou d’autres supports. C'est pourquoi, il a suggéré au maire du 13ème de constituer un musée à ciel ouvert dans cet arrondissement qui compte énormément de logements sociaux, et donc beaucoup de façades ou de pignons d’immeubles à peindre. Ce projet voit le jour grâce à la galerie Itinerrance.

tour paris 13
tour paris 13 © Radio France / DR

Le projet "Tour Paris 13" est un pari un peu fou, une étape supplémentaire pour donner ) des artistes globbetrotters un support et un lieu d'expression hors normes.Parmi les 100 artistes venus du monde entier, le français Sowat.

Sowat (1978) est né et a grandi entre Marseille et Los Angeles. En 2009, Sowat rejoint le Da Mental Vaporz Crew avec qui il parcourt le monde (Angleterre, Brésil, Danemark, Espagne, Australie) pour peindre des fresques de grande envergure.

En 2012, Sowat rejoint le pionnier du graffiti Lek sur le projet Mausolée . Avec plus de 40 artistes, ils peignent secrètement un supermarché abandonné de 43 000 m² dans le nord de Paris. Cette résidence artistique illégale est ensuite partagée au public grâce à un livre, un film et une exposition collective.

Les liens

Le site Tour Paris 13 Du 1er au 31 octobre, visitez la Tour à travers des vidéos, des photos et des sons. Ce site restera ouvert 10 jours après le passage des pelleteuses et seules les oeuvres que vous aurez le plus plébiscitées continueront de vivre sur le web. Une coproduction Le Mouv', La Blogothèque, francetv nouvelles écritures, France Ô et Canalstreet.t Mardi 1er octobre Le Mouv' sera en direct de Tour Paris 13. Retrouvez Rodéo de Christophe Crénel à 16h et Pop Corn de Nico Prat et Charline Roux à 18h.

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