Musique autour d'Aurélie Sfez

say watt
say watt © radio-france

Sébastien Carayol, commissaire deSay Watt

CET ÉTÉ LA GAÎTÉ LYRIQUE MONTE LE SON, MAIS AUSSI ET SURTOUT « MONTRE » LE SON, pour mettre en lumiÈre une facette mÉconnue de l'underground musical, social et artistique : le sound system !

Le sound system, la sono transportable, la discomobile… Les termes diffèrent, la constante reste : c’est la rue qui a inventé cette expression musicale. Des raves party aux rassemblements de Kingston a Belem, de France en Colombie en passant par le Kenya, des énormes lecteurs K7 des rappeurs le son amplifié des sound systems est le point commun de ces dernières décennies de rassemblements musicaux et populaires.

Et ce qui n’était au départ qu’une discothèque ambulante dans les ghettos jamaïcains ou dans les caves américaines des années 50 a révolutionné la manière d’écouter de la musique. Des cultures radicalement différentes ont depuis adopté cet objet culte, se l’appropriant au travers de nombreux bidouillages.

Le sound system a aussi la particularité d’avoir été, au fil des années et des besoins, un haut-parleur artistique, religieux et politique. Pour la première fois une exposition aborde une composante technologique à la racine de toutes les musiques urbaines contemporaines et qui a participé à l’éclosion de mouvements musicaux majeurs. Mais pas seulement : en s'en appropriant les codes, de nombreux artistes contemporains ont fini, au fil du temps, par eux aussi apporter leur vision de la "sound system culture" en questionnant la colonisation de l’espace public par le son.

le centre de ressources vous propose d'aller plus loin dans la culture sound system en venant explorer à votre rythme les ressources que nous avons collectées et que nous mettons à votre disposition gratuitement : • une trentaine d'ouvrages sur les origines jamaïcaines, les dimensions politiques, sociales et économiques de la culture sound system • une sélection de vinyles issus de plusieurs labels incontournables à écouter sur une platine en accès libre • des films, des vidéos, de photos comme véritables témoignages éclairants sur cette culture • un « parcours » audiovisuel à consulter sur nos Ipad, prêtés gratuitement.

Hill Valley
Hill Valley © radio-france

Hill Valley

Tout le monde s’est aplati devant l’orage. Et quand on repense aux débuts, à cette rumeurgrondante qui rampait dans les souterrains de basalte gris, on se souvient d’éclats de métaldans le crépuscule pop et folk de la ville, alanguie devant quelques guitares sèches. Un jourordinaire Clermont-Ferrand.A l’avant, tout devant, figure de proue plantée tout en haut de la fosse, une gueule d’ange autorse puissant, une seule voix pour ouvrir la marche. Machine de guerre implacable, Hill Valleya raflé tout ce qui pouvait l’être, tremplins (Inouïs du Printemps de Bourges 2013, lauréatsEsprit Musique 2012), premières parties sévères (SUM 41, Shaka Ponk, Skip The Use,Superbus …)Finement ourlé de guitares agiles et planantes, soudain ombrageux et terrifiant, battu au coeurdans de savantes cornues, où basse et batterie s’accouplent fiévreusement, Hill Valley bossedur. Qui croise t’on derrière tout ça ? La fureur des Amériques qu’on adore, les Foo Fighters, AtThe Drive In et compagnie, la complexité dansante des Bloc Party et des Foals, Two DoorCinema Club, Wombats ou Friendly Fires, et autres petites choses enchevêtrées autour derefrains implacables, haut perchés et merveilleusement écrits.Sobrement baptisé EP3, le nouveau Hill Valley est taillé pour la grande aventure, scènesgigantesques ou clubs enterrés, discothèques géantes ou radios audacieuses. Et pour tout lemonde, pas seulement quelques mathématiciens en manque de partitions tordues. Les vaguessoniques ont pris des couleurs, pétillantes et acidulées, et jamais rien ne vient perturber unensemble parfait, un imaginaire richissime et fragile juste comme il faut, esquisses à la mine deplomb souvent inondées de bruit et de fureur. Alors on danse, oui, et on transpire, beaucoup,comme on mouillait le lycra en compagnie des étalons disco ou des intellos new-yorkais,Talking Heads en tête évidemment…

La Chronique De Yasmina Benbekai

japan expo
japan expo © radio-france

Japan Expo

Invités :Thomas Sirdey et Maywa Denki

Thomas Sirdey et Jean-François Dufour ont créé il y a plus de dix ans le principal salon européen dédié à la culture asiatique, Japan Expo . Cet évènement s’impose définitivement comme le salon de référence de la culture de masse (ou entertainment comme disent les américains). Manga, jeux vidéo, séries, films de genre, jeu de rôle, maquettes, comics…

Thomas SIRDEY est né en 1979. Il grandit avec "Le Club Dorothée" et médite jour et nuit ses BD Franco-Belge. En 2004 il travail en tant que directeurs des ventes pourTa¨fu Comics Il monte plus tard une boîte de distribution spécialisé dans l'audio la vidéo... Et proposera plusieurs licences a différentes compagnies japonaise. Thomas crée également en 2007 SEFA Event. Avec Japan Expo et Comic Con, il s'impose en tant que directeur de communication, marketing et developpement. La Japan Expo est devenue un passage obligé pour tous les éditeurs de mangas et de jeux vidéos. Glénat, Nintendo, Sony, Ankama possédaient ainsi des stands importants pendant le salon, avec des exclusivités comme la 3DS XL pour le géant japonais du jeu vidéo. Plus de 150 artistes venus du Japon et une cinquantaine des Etats-Unis et du Royaume-Uni étaient également présents pour des dédicaces ou des démonstrations de leur savoir-faire lors des précédentes éditions!

Japan Expo a l’honneur de recevoir lors de cette nouvelle édition Maywa Denki ! A la frontière entre entreprise d’instrumentsinsolites et unité artistique, le groupe puise dans l’imaginaire de l’entreprise pour développer son conceptmusical. Jouant sur ce paradoxe avec une bonne dose de second degré, le tout guidé par le charismatique et loufoqueNovumichi TOSA, le groupe sera à Japan Expo pour des performances live.

L'agenda culturel d'Alexandre Héraud.

Beat Génération
Beat Génération © radio-france

Invité : Commissare Jean -Jacques Lebel

Exposition co-produite et présentée simultanément par quatre grandes institutions européennes : le Centre Pompidou-Metz, Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains à Tourcoing, le ZKM - Centre des Arts et de Technologie des médias à Karlsruhe (Allemagne) et Les Champs Libres à Rennes.

Ce qui vous est proposé ici n’est pas une exposition classique composée d’œuvres accrochées aux murs, mais plutôt une anthologie visuelle et sonore, une expérience sensorielle, une jungle d’images projetées, une promenade virtuelle à travers un vaste mouvement transculturel né pendant la Seconde Guerre Mondiale, à New York, et qui, à partir de 1955, s’est répandu dans le monde. Le poète Allen Ginsberg, figure tutélaire et principal catalyseur de la Beat Generation, nous sert de cartographe et de guide. Il nous introduit auprès de ses amis — qu’il a souvent photographiés à différentes époques — et, surtout, de leurs œuvres, en soulignant la personnalité singulière de chacune d’entre elles. Films connus ou inconnus, lectures publiques, enregistrements, reportages inédits, textes, œuvres plastiques, entretiens, photographies et documents en tous genres… Cet ensemble d'éléments réunis pour la première fois offre une perspective supranationale, labyrinthique et multimédia qui excède les limites d’une présentation muséale linéaire et didactique.

Les visiteurs sont ici invités à entrer de plain-pied dans l’univers halluciné/hallucinant des poètes de la Beat Generation et à en revivre, pour leur propre compte, cette aventure à la fois collective et subjective.

Du 31 mai au 9 septembre 2013 au Centre Pompidou-Metz Du 7 juin au 21 juillet 2013 au Fresnoy – Studio national, Tourcoing Du 15 juin au 1er septembre 2013 au ZKM, Karlsruhe (Allemagne)Du 31 mai au 1er septembre 2013 aux Champs Libres, Rennes

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