• Les chroniques de Yasmina Benbekaï , Aurélie Sfez et Eva Bester

Yasmina Benbekaï reçoit la chanteuse Malia pour la sortie de son album Black Orchid . Comme Nina Simone, à laquelle elle rend hommage dans Black Orchid , cette jeune Londonienne, née au Malawi, chante des standards de jazz avec un accent soul, blues, rock et gospel. Malia a la grâce et le feu d'Amy Winehouse.

malia black orchid
malia black orchid © Radio France

Ca vous a plu? Vous pouvez retrouver Malia en concert:

_28 mars au « New Morning » à Paris

_07 juin au musée de la fédération française de Tennis/ Roland Garros

_Les 08 et 09 juin au Sunside Jazz Café à Paris

_Le 28 juin au festival « Archeo Jazz » à Blainville Crevon (76)

_24 octobre à la Cigale à Paris

En direct ce soir du studio 72, elle interprète les deux titres "My baby just cares for me" et "Baltimore"

Aurélie Sfez invite la pianniste Eve Risser__ qui sort également un album, intitulé The New Songs , sur le label "Umlaut Records". Cette jeune artiste de 29 ans oeuvre aux carrefours de jazz, des musiques improvisées et contemporaines. Cette rencontre sera l'occasion de découvrir - ou redécouvrir pour les mélomanes les plus érudits-, le "piano préparé" dont Eve Risser est adepte.

Un piano préparé? C'est un piano dont le son a été altéré en plaçant divers objets — la préparation — dans ses cordes. Physiquement, la préparation du piano modifie la hauteur de la note, sa durée, son intensité (plus ou moins forte), la longueur de sa résonance, le mode d'attaque et d'extinction, et la qualité vibratoire (ou le spectre harmonique, ce qui qualifie le timbre).

eve risser - The new songs
eve risser - The new songs © Radio France

Retrouvez Eve Risser en concert:

_Avec son groupe « Donkey monkey » aux Trois Baudets à Paris à 19h, le 07/04 et le 3/08 au festival « Vague de Jazz » à Longeville sur mer

_Avec « The new songs » le 12 mai au Trondheim Festival

Pour sa chronique "littératures oubliés", Eva Bester nous propose de découvrir Traité de la princesse,ou la princesse maltraitée,__ la correspondance de Jules Barbey d’Aurevilly que les éditions du Sandre ont publiée en intégralité en janvier 2012.

Jules Barbey d’Aurevilly - Traité de la princesse
Jules Barbey d’Aurevilly - Traité de la princesse © Radio France

Résumé:

Un traité de stratégie amoureuse établi à partir des lettres envoyées par Barbey à son ami et éditeur Guillaume Stanislas Trébutien, amoureux transi et malmené. « Le meilleur de moi est dans ces lettres où je parle ma vraie langue et en me fichant de tous les publics », écrivait-il à propos de ces lettres dans lesquelles il dispense à Trebutien des conseils de machiavélisme amoureux, formule des sentences définitives sur les misères de la vanité féminine et les moyens de la mater, et profère des imprécations de plus en plus violentes contre la « damnée et damnante femelle » qui a ensorcelé son ami.

  • L'invité de Tania de Montaigne et Alexandre Héraud: l'intellectuel, écrivain, et scénariste haïtien vivant au CanadaDany Laferrière

C'est d'abord Tania de Montaigne qui s'entretiendra avec Dany Laferrière à propos d'un ouvrage auquel il a contribué: Le Livre des lecteurs du photographe Georges S. Zimbel à qui l'on doit, entre autres, les clichés de Marilyn Monroe sur une bouche du métro new-yorkais. Ce livre est une incursion dans l’univers magique du lecteur, mais aussi un voyage nostalgique au travers des époques et des mœurs des années 1940 à aujourd’hui.

Georges Zimbel réunit ainsi des photographies de lecteurs pris sur le vif, des années 1940 à aujourd’hui, un peu partout dans le monde (Montréal, New York, Paris, Barcelone). Empreintes d’une grande tendresse, ces images montrent des moments d’une rare intimité et nous font sentir le fil ténu qui lie le lecteur au monde de la littérature.

George S. Zimbel - Le Livre des lecteurs
George S. Zimbel - Le Livre des lecteurs © Radio France

Alexandre Héraud prendra le relais pour nous parler du roman de Dany Laferrière , Chronique de la dérive douce , sorti le 21 mars aux éditions Grasset. Ce livre relate les premières impressions de l'immigré haïtien fraîchement débarqué au Québec qu'étais Dany Laferrière en 1976.

Dany Laferrière - Chronique de la dérive douce
Dany Laferrière - Chronique de la dérive douce © Radio France

Quatrième de couverture:

Voici trois cent soixante-cinq petites proses -- comme autant de jours que peut en contenir une année -- où l'auteur raconte sa vie quotidienne à l'époque où il n'était qu'un métèque parmi tant d'autres fraîchement débarqués à Montréal. Dany Laferrière doit se débrouiller avec le peu qu'il retire des dix mille petits métiers offerts à l'immigrant. La routine et l'abrutissement n'empêchent heureusement pas l'amitié, l'amour et la fraternité. La vie dure n'interdit pas les rêves d'une vie meilleure ni les petites douceurs et Dany ne s'en prive pas. Arrive-t-il trop tard dans ce non-pays qui n'en finit plus de naître et de se définir en cette année 1976? Alors Dany Laferrière persiste et signe, car rien ne peut s'oublier d'un seul coup de plume. Il deviendra écrivain, même si ce métier nourrit mal son homme. La jouissance est ailleurs, certes, mais également là où ça s'écrit. Cela s'appelle liberté: belle, forte, contagieuse et parfois moqueuse comme dans cette phrase: « La souffrance est souvent légitime. C'est la plus sinistre des plaisanteries judéo-chrétiennes.»

Le film réalisé par Pedro Ruiz "Dany Laferrière, la dérive douce d'un enfnt de Petit-Goave" est disponible en DVD (édité par Les films du Paradoxe)

La dérive douce d'un enfant de Petit Goave
La dérive douce d'un enfant de Petit Goave © Pedro Ruiz / Pedro Ruiz

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